Le nombre de mariages célébrés en France continue de diminuer, comme c'est le cas depuis déjà la fin des années 1970. Il est ainsi passé de 295 720 à 241 000 entre 2001 et 2011, selon les données chiffrées de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE).
Entre 2001 et 2010 (données non disponibles pour 2011), le nombre de pactes civils de solidarité (PACS) a, quant à lui, bondi de 19 629 (2 ans après son instauration par la loi de novembre 1999) à 205 596. Dans ces chiffres, la proportion des PACS entre personnes de sexe opposé reste largement majoritaire, progressant de 16 306 en 2001 à 196 415 en 2010.
Au total, les unions entre personnes de sexe opposé - mariage et PACS - ont augmenté sur la période, passant de 312 026 à 448 107, en grande partie grâce à la généralisation du PACS. « Pour autant, on ne peut pas en conclure que les couples préfèrent désormais se pacser plutôt que se marier, puisque de nombreux PACS restent des préalables au mariage », note l'INSEE.
En outre, on se marie aujourd'hui plus tard qu'hier. En effet, les hommes convolaient pour la première fois, en moyenne, à 30,2 ans en 2001 et à 31,8 ans en 2010. Quant aux femmes, l'âge du premier mariage a également reculé de presque deux années : de 28,1 ans en 2001 à 30 ans en 2010.
Globalement, les divorces ont connu une progression inverse à celle des mariages. Ces dernières années, ils ont ainsi augmenté de 12 %.
Dans une étude réalisée en 2009, le ministère de la Justice note que 134 000 divorces ont été prononcés en 2007, contre 120 000 en 1996. Cependant, depuis 2008, on enregistre une légère tendance à la baisse des chiffres du divorce (130 601 en 2009 et 133 909 en 2010).
Après une relative stabilité les années précédentes, les statistiques avaient connu un pic conjoncturel en 2005 - 155 000 divorces ! -, consécutif à la réforme du 26 mai 2004. Cette réforme a, notamment, considérablement raccourci la durée de la procédure de divorce par consentement mutuel, qui prend désormais trois fois moins de temps (2,5 mois en moyenne).
Les premières années ayant suivi la réforme ont cumulé des divorces sur des demandes introduites avant 2005 et des divorces plus rapides, introduits à partir de 2005.
Le phénomène s'est à peu près stabilisé en 2007 et le niveau de 2010 se révèle le même que ceux de 2004 et 2007, avec environ 134 000 divorces prononcés dans l'année.
On observe également une redistribution des types de divorces prononcés, sur la même période : d'une part, une forte progression du divorce par consentement mutuel - dont la part oscillait autour de 47 % avant 2005 et qui atteint 54 % en 2010 - et, d'autre part, au sein des divorces contentieux, une augmentation du divorce accepté (dont la part dans l'ensemble des divorces passe de 13 % à 24 %) et une forte diminution du divorce pour faute (37 % des divorces en 2004 contre 10 % en 2010 ).
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