À la veille de la rentrée scolaire, le gouvernement a « enfin adopté un dispositif sensé permettre aux auxiliaires de vie scolaire (AVS) en fin de contrat avec l'Éducation nationale de continuer à exercer leur mission d'accompagnement d'élèves handicapés, annonce, sans enthousiasme, l'Unapei. Concrètement, il revient aux associations de prendre le relais en 6 jours de l'État, qui lui a eu 6 ans pour proposer cette solution ».
Si cette solution lève un certain nombre d'inquiétudes immédiates pour les familles, elle génère de nombreuses difficultés d'application pour les associations appelées à prendre le relais de l'Éducation nationale. « Cette reprise partielle des AVS va se faire dans l'urgence, sans que toutes les conditions juridiques et financières soient satisfaisantes », dénonce l'Unapei. L'Union invite, néanmoins, ses associations à « relever ce défi, tout en les mettant en garde contre les risques juridiques, économiques et sociaux du dispositif proposé par l'Éducation nationale ».
Soumises, pour la plupart, aux dispositions d'une convention collective, les associations ne peuvent pas l'appliquer aux AVS, « compte tenu de l'insuffisance du financement accordé par l'Éducation nationale ». Cela impose donc de constituer d'autres structures associatives avec les différents acteurs concernés. Aussi, « cette solution ne peut être que provisoire et une réflexion approfondie doit être menée rapidement, avec l'Éducation nationale, sur l'accompagnement des élèves handicapés à l'école, devant aboutir à une solution pérenne », martèle l'Unapei.
Pour l'Union, cette solution doit reposer sur :
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