Couvre-feu à Toulouse pour les matchs à risque
Le maire divers droite de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, a pris un arrêté municipal « évolutif » qui concerne seulement certains matches « sélectionnés avec la préfecture » et estimés « à risque », a-t-il indiqué.
Le couvre-feu sera ainsi en vigueur les nuits des matches de l’équipe de France, de celle du Maroc ainsi que la rencontre opposant la Tunisie aux Pays-Bas.
Un arrêté dénoncé par le député LFI François Piquemal qui y voit une mesure « discriminatoire » qui touchera « particulièrement les jeunes des catégories populaires ».
Le maire a cependant annoncé une fan zone sur le parvis du Stadium, stade du Toulouse Football Club (TFC), d’une capacité de 18 000 personnes, à partir des quarts de finale, les soirs de matches de l’équipe de France si elle est qualifiée.
À Clermont-Ferrand, le maire LR Julien Bony a imposé un couvre-feu aux mineurs non accompagnés entre 22h00 et 7h00, sous peine de 150 euros d’amende.
Il a également refusé les fan zones, même en cas de finale avec l’équipe de France, et a demandé aux bars de tourner les écrans vers l’intérieur pour « éviter des attroupements dans les rues ».
Comme son homologue toulousain, il craint des débordements en marge des matches, similaires à ceux qui ont suivi la victoire du Paris-Saint-Germain en finale de la Ligue des Champions le 30 mai.
Le Mondial, qui se déroule aux États-Unis, au Mexique et au Canada, a débuté jeudi à 21h00 avec le match d’ouverture Mexique-Afrique du Sud. La France jouera mardi 16 juin son premier match contre le Sénégal.
Fan zones et sécurité renforcée pour le Mondial de football
Dans un télégramme daté du 9 juin, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a demandé aux préfets et responsables de la police et de la gendarmerie de s’assurer d’une sécurisation élevée des fan zones et des sites accueillant des activités festives ponctuelles.
« Il est nécessaire » que les organisateurs de ces lieux « aient conscience que leur sécurité devra largement faire appel à la sécurité privée », a-t-il souligné.
Mercredi 10 juin, la Direction nationale de la sécurité publique (DNSP) avait averti que certains matches du Mondial pouvaient entrainer des « débordements sur l’ensemble du territoire national ». Elle ajoutait que ceux « impliquant les équipes de Tunisie, du Maroc, d’Algérie, du Sénégal, du Portugal, de Turquie et d’Iran devront faire l’objet d’une certaine vigilance sur le territoire national ».
Débats sur les mesures de sécurité des fan zones
À Paris, la mairie souhaite la mise en place de fan zones, a indiqué Lamia El-Aaraje, première adjointe au maire socialiste Emmanuel Grégoire, en charge de la sécurité du quotidien, précisant être « en discussion avec la préfecture de police ».
« Il n’y a pas de raison que les Parisiens ne puissent pas profiter d’un moment sportif, joyeux, familial, populaire et gratuit, car pour nous le principe d’une fan zone est qu’elle puisse être accessible à tous », a poursuivi l’élue parisienne.
À Lyon, la mairie ne prévoit pas de fan zone, mais envisage une retransmission de la finale « en fonction des performances de l’équipe de France », a-t-elle indiqué à l’AFP. Une retransmission qui pourrait être organisée « dans un lieu sécurisé avec contrôle aux entrées et présence d’agents de sécurité comme pour l’Euro en 2024 par exemple ».
« Ce type de dispositif de sécurité est travaillé avec la préfecture et les services de sécurité compétents », précise la ville.
À contre-courant de nombreux édiles, le maire LFI de Vénissieux, Idir Boumertit, a annoncé sur X la diffusion de certains matchs dans plusieurs sites de la ville, comme le stade ou des parcs, « avec un espace buvette et barbecue », et un « espace famille ».
La Coupe du Monde se vivra « en plein air » dans plusieurs quartiers « pour permettre aux Vénissianes et aux Vénissians qui le souhaitent de se retrouver pour partager ensemble ces grands moments de football », a écrit le maire sur le réseau social.
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