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Quelle allocation différentielle de fin de mandat pour les maires et les adjoints ?

Publié aujourd'hui à 11h30 - par

L’article L. 2123-11-2 du Code général des collectivités territoriales (CGCT) institue une allocation différentielle de fin de mandat au bénéfice des maires et adjoints ayant reçu délégation de fonction, sous réserve que l’intéressé ait cessé son activité professionnelle pour l’exercice de son mandat. Cet article, modifié par l’article 40 de la loi n° 2025-1249 du 22 décembre 2025, est significativement plus favorable aux élus avec la suppression du seuil de population, doublement de la durée et le relèvement du taux de la première période.

Quelle allocation différentielle de fin de mandat pour les élus locaux ?
© Par Maroun Rached - stock.adobe.com

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Le droit à cette allocation est conditionné à la survenance du renouvellement général du conseil municipal, ce qui exclut les fins de mandat anticipées résultant d’une démission ou d’une révocation.

Deux situations alternatives ouvrent droit à l’allocation

Dans les deux cas, qui ne sont pas cumulatifs, le versement intervient sur demande de l’élu et non d’office.

Ainsi, les maires et adjoints au maire ayant reçu délégation de fonction, toutes communes confondues (la condition de seuil de 1 000 habitants a été supprimée par la réforme) sont éligibles, à condition d’avoir cessé leur activité professionnelle pour exercer leur mandat.

Un montant plafonné pour l’allocation de fin de mandat

Le montant de l’allocation est plafonné à 100 % de la différence entre l’indemnité brute mensuelle de fonction – calculée selon les articles L. 2123-23, L. 2123-24, L. 2511-34 et L. 2511-34-1 du CGCT – et l’ensemble des ressources perçues à l’issue du mandat.
Ce plafond est ramené à 80 % à compter du treizième mois de versement, introduisant ainsi une dégressivité destinée à encourager le retour à l’emploi.
La durée maximale de versement est de 24 mois (contre 12 mois sous l’ancien régime).

Non-cumul

L’allocation est expressément déclarée non cumulable avec les allocations analogues prévues pour les conseillers départementaux et régionaux par les articles L. 3123-9-2 et L. 4135-9-2 dudit code précité.

Financement et application

Le financement est assuré dans les conditions fixées par l’article L. 1621-2 du CGCT, qui renvoie à un fonds national [Fonds d’allocation des élus en fin de mandat (FAEFM)] de compensation géré paritairement.
Les modalités d’application, notamment les obligations d’information des élus quant à leur droit à l’allocation, sont renvoyées, pour le moment, au décret n° 2003-943 du 2 octobre 2003 relatif à l’allocation différentielle de fin de mandat pour les élus locaux et modifiant le Code général des collectivités territoriales, qui n’a pas été modifié pour le moment.

Cette allocation permet non seulement aux élus actifs professionnellement de se consacrer à leur mandat, en mettant entre parenthèse leur carrière, mais pose également la question d’un statut professionnel du politique.

Dominique Volut, Avocat-Médiateur au barreau de Paris, Docteur en droit public

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