La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) et l’Agence nationale de la performance sanitaire et médico-sociale (ANAP) ont révélé, le 9 octobre 2026, les 24 lauréats de l’appel à projets national « Alimentation durable 2026 ». Sélectionnés parmi 142 candidatures, ces établissements de santé vont bénéficier de près d’un million d’euros pour transformer concrètement la restauration hospitalière.
Issus de structures publiques, privées à but non lucratif et lucratif, les lauréats sont répartis dans neuf régions. Leurs projets répondent à quatre priorités nationales.
Améliorer la qualité des repas et structurer des filières d’approvisionnement
- CRCPFC de la Grange-sur-le-Mont (Bourgogne-Franche-Comté) : « Modernisation de la légumerie et structuration d’un approvisionnement local durable ».
- Centre hospitalier d’Ambert (Auvergne-Rhône-Alpes) : « Manger mieux : du local dans l’assiette ! ».
- CRF Saint-Vincent-de-Paul de Bourgoin-Jallieu (Auvergne-Rhône-Alpes) : « Quand le fruit devient facile, tout devient possible ».
- Clinique de Blagnac (Occitanie) : « Un partenariat durable pour une alimentation locale, bio et solidaire ».
- GHU AP-HP Paris-Saclay (Île-de-France) : « Quali’desserts : le GHU s’engage pour des desserts de qualité ».
- Centre hospitalier intercommunal Redon-Carentoir (Bretagne) : « Développement, renforcement et pérennisation d’une alimentation durable en établissement de santé ».
- Centre hospitalier Les Chanaux de Mâcon (Bourgogne-Franche-Comté) : « Mise en place d’une offre quotidienne de soupe végétale cuisinée maison ».
Lutter contre le gaspillage alimentaire
- Centre hospitalier Jean-Marcel de Brignoles (PACA) : « Transformer le gaspillage alimentaire en levier de performance durable ».
- Centre hospitalier de Valenciennes (Hauts-de-France) : « Rendre le patient acteur de sa commande ».
- Centre hospitalier Saint-Jacques à Marvejols (Occitanie) : « Optimisation des repas et réduction du gaspillage alimentaire ».
Réduire l’usage du plastique alimentaire
- Centre hospitalier de Thiers (Auvergne-Rhône-Alpes) : « Réduire le plastique alimentaire grâce à l’inox ».
- Centre hospitalier de Murat (Auvergne-Rhône-Alpes) : « Objectif zéro plastique pour le service restauration ».
- Hôpital Saint-Clair de Sète (Occitanie) : « Substitution de l’usage unique au profit de bacs gastro pour la production des repas et service à l’assiette sur l’ensemble des activités ».
- Centre hospitalier Ardèche-Nord d’Annonay (Auvergne-Rhône-Alpes) : « Zéro plastique sur les plateaux en 2027 ».
- CHU de Rouen site Charles-Nicolle (Normandie) : « Une restauration hospitalière engagée et durable au bénéfice des patients, des résidents et des personnels ».
- Hôpital marin Ville-de-Paris à Hendaye (Nouvelle- Aquitaine) : « Contenants inox réutilisables : la fin du plastique alimentaire patient ».
Diversifier les sources de protéines et favoriser la végétalisation des menus
- Polyclinique de Limoges (Nouvelle-Aquitaine) : « Enrichissement protéique et végétalisation en établissement de santé ».
- Centre gérontologique départemental de Marseille (PACA) : « La protéine, plaisir ou besoin ».
- CHU de Bordeaux (Nouvelle-Aquitaine) : « Académie de la restauration durable : se former, concourir, innover au sein du GHT ».
- Centre hospitalier Buech-Durance-Laragne à Laragne-Montéglin (PACA) : « Structuration de la diversification des protéines via le logiciel et formation à la cuisine végétarienne ».
- Centre hospitalier d’Angoulême (Nouvelle-Aquitaine) : « Pôle Veggie : une alimentation durable, attractive et choisie ».
- Centre de SMR Les Abeilles de Briastre (Hauts-de-France) : « Diversification des sources de protéines et développement du menu végétarien ».
- Centre hospitalier Guillaume-Régnier de Rennes (Bretagne) : « Végétalisons notre alimentation ».
- CHU de Brest site Cavale-Blanche (Bretagne) : « Diversification des sources de protéines adaptée à chaque texture ».
Les projets retenus visent à apporter des réponses directement opérationnelles : structuration de filières locales, modernisation de légumeries, développement de recettes végétales attractives, ajustement des portions aux besoins des patients et remplacement des contenants jetables par des solutions réutilisables. Ceux-ci associent qualité du repas, expérience du patient, conditions de travail des équipes, maîtrise des coûts et réduction de l’empreinte environnementale, indiquent la DGOS et l’ANAP.
« L’alimentation est un levier très concret de transformation des établissements de santé. Les projets retenus montrent qu’il est possible d’améliorer simultanément la qualité des repas, l’expérience des patients, les conditions de travail des équipes et l’empreinte environnementale de la restauration. Notre ambition est désormais de faire connaître ces solutions et de favoriser leur déploiement à plus grande échelle, notamment grâce à un recueil national des bonnes pratiques », explique Emeline Flinois, directrice générale adjointe de l’ANAP. Ainsi, au-delà d’un soutien financier, l’Agence va capitaliser sur les 24 projets à travers un recueil national de bonnes pratiques pour essaimer les solutions éprouvées.