Enjeux de l’achat public : la solution achat est-elle l'avenir du secteur ?

Achats

Mardi 12 mai, l’Union des groupements d’achats publics (UGAP) organisait ses rencontres fournisseurs 2009 sur le thème « Les enjeux de l’achat public aujourd’hui ».

Alain Borowsky, président de l’UGAP, ouvrait ces rencontres. Pour lui, l’acte d’achat se modifie. D’ailleurs, il recherche de plus en plus de « solutions achats » pour satisfaire ses clients. « Elles constituent désormais une orientation fondamentale de nos marchés. Trois éléments les définissent : un audit de démarrage ; le déploiement des réponses techniques en termes de fournitures ou de services ; la détermination d’un prix, appelé à évoluer dans le cadre d’un “contrat de progrès”. Dans beaucoup de cas, ce dispositif se substituera progressivement aux marchés traditionnels de fournitures ou de services ».

Les critères et la politique de l’achat se modifient et de nouvelles organisations se créent. Pour le président, le nouveau service des achats de l’État, les groupements et les communautés urbaines sont des opportunités de développement : « toute politique d’achat réfléchie finit par envisager l’externalisation d’une partie de son champ comme l’une de ses composantes ». Un achat en mouvement, expression de choix politiques qui prend en compte la performance économique : « un bon achat est sécurisé mais répond aujourd’hui à des performances économiques. Il ne se mesure plus seulement par son prix mais aussi au travers de notions comme le développement durable. Les concepts de travaux, fournitures et services disparaissent également pour une vision globale de l’achat dont les contrats de partenariats publics-privés seraient le point ultime de l’évolution ». L’UGAP n’est pas restée à l’écart de ces préoccupations. « Un tiers des 14 000 références produites sont qualifiées d’éco-responsables ; 70 % des fournisseurs sont issus du secteur des petites et moyennes entreprises », affirme le directeur.

Aujourd’hui, l’organisme exige de ses fournisseurs la qualité de la prestation et son exacte exécution pour assurer les besoins d’approvisionnement de « manière absolue ». Pour satisfaire ses clients, l’Union travaille par ailleurs à la traçabilité de ses commandes (via le site Sinoé pour suivre la livraison en temps réel, le suivi de facturation et de l’évolution des litiges avec les clients d’ici juin, ndlr) et à la dématérialisation des documents : « fin 2009, 80 % des transmissions de commandes seront dématérialisés et 40 % des 200 000 factures, y compris fiscales ».
Rappelons que ces quatre dernières années, le chiffre d’affaires a progressé de 75 %.

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