Albert, l’outil d’IA générative, expérimenté à France Services ne sera pas généralisé

Publié le 12 janvier 2026 à 8h30 - par

L’outil d’intelligence artificielle (IA) générative Albert, développé en interne par l’administration française et expérimenté dans 48 maisons France Services, ne sera pas généralisé « dans sa forme actuelle », a indiqué vendredi 9 janvier la Direction interministérielle du numérique (DINUM).

Albert, l'outil d'IA générative, expérimenté à France Services ne sera pas généralisé
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Cet assistant mis au point par l’État français était expérimenté par des conseillers au sein de 48 maisons France Services, qui aident les citoyens dans leurs démarches administratives courantes.

Il permettait aux agents d’interroger une base de connaissances fiable, qui générait des réponses avec des sources en lien.

L’administration espérait voir le dispositif monter en puissance en 2025 et escomptait une généralisation de son utilisation à d’autres services de l’État, mais son fonctionnement faisait l’objet de critiques. Plusieurs organisations syndicales avaient relevé des dysfonctionnements techniques et des erreurs dans les réponses.

Pour autant, cela ne signifie pas la fin d’Albert, a assuré la DINUM. « La majorité des projets expérimentaux regroupés sous la marque Albert sont désormais pérennisés et pleinement opérationnels », a-t-elle dit.

Albert désigne plus largement une interface de programmation (API), sur laquelle les services peuvent se connecter à différents modèles d’IA, comme ceux de Mistral.

Expérimentation de l’Assistant IA : le projet Albert évolue

La DINUM mentionne à ce titre le « projet Albert Conversation », qui « a évolué vers une version plus puissante baptisée Assistant IA », agent conversationnel qui intègre les modèles de Mistral, expérimenté auprès de 10 000 agents publics des ministères jusqu’à juin 2026.

Cet agent conversationnel doit notamment permettre de fluidifier la gestion de certaines procédures judiciaires, d’assister les enseignants-chercheurs dans le cadre de leurs appels à projets, tout en limitant le recours aux autres outils d’IA moins sécurisés, selon ses promoteurs.

Un bilan à l’été 2026

Un bilan de l’expérimentation sera établi à l’été 2026 et devra notamment établir le coût d’une généralisation.

La DINUM indique également qu’elle travaille au déploiement d’un outil d’IA « adapté aux maisons France Services ». Le développement du projet Albert France Services représentait une part « minime » du budget annuel de la Dinum consacré à l’IA, qui s’élève à 1,2 million d’euros depuis 2024, a-t-elle précisé.

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