Covid-19 : les grandes villes saluent le dialogue « constructif » avec l’État, et demandent encore des efforts

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La maire (PS) de Nantes, Johanna Rolland, présidente de France Urbaine, association qui regroupe la quasi-totalité des grandes villes et des métropoles françaises, a salué vendredi 9 octobre 2020 le dialogue « constructif » mené avec Matignon pour freiner l’épidémie de Covid-19, mais demande encore des efforts.

« Il y a du dialogue dans cette nouvelle étape » a affirmé à l’AFP Mme Rolland, au lendemain de l’annonce par le ministre de la Santé Olivier Véran que les villes de Lille, Lyon, Grenoble et Saint-Étienne passeront à partir de samedi 10 octobre en zone d’alerte maximale en raison de la dégradation des indicateurs sanitaires.

« À l’évidence, il y a eu des loupés dans les séquences précédentes », a-t-elle reconnu, en allusion aux mesures prises pour Marseille. « Mais je constate que l’on a eu un entretien constructif » avec le Premier ministre Jean Castex lors d’une visioconférence mardi 6 octobre avec France Urbaine, a-t-elle assuré.

La maire de Nantes a toutefois admis que des efforts supplémentaires étaient nécessaires et souligné que le dialogue entre le préfet, le maire et l’Agence régionale de santé (ARS) pour faire face à l’épidémie « fonctionne bien dans certains cas » mais « que dans d’autres c’est très loin d’être le cas ».

Mme Rolland, élue à la présidence de France Urbaine, le 24 septembre dernier, a insisté sur le besoin de « partager les informations » avec les villes avant les annonces de nouvelles restrictions.

« Ce sont les maires qui font ensuite une grande partie du boulot, qui sont sur le terrain, qui sont interpelés par les habitants, qui reçoivent les associations de commerçants locaux de bars, de restaurants », a-t-elle rappelé.

À l’occasion de la visioconférence de mardi 6 octobre, France Urbaine a fait des propositions à M. Castex pour lutter contre l’épidémie.

Parmi elles, la suspension du jour de carence pour les fonctionnaires ou que la jauge pour les grands rassemblements se base sur les m2 disponibles et non sur les affluences limitées à 1 000 personnes qui ne tiennent pas compte de l’espace à disposition.

Concernant la méthode, « nous avons demandé à M. Castex des indicateurs partagés et stabilisés (…). Nous ne disposons pas aujourd’hui, par exemple, du taux d’incidence sur les plus de 65 ans à l’échelle métropolitaine », a-t-elle précisé.

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