Un maire sur deux estime avoir été « mal associé » à la gestion de la crise sanitaire

Élus

Un maire sur deux estime avoir été « mal associé » à la mise en œuvre de l’état d’urgence sanitaire au printemps et déplore le manque de « directives claires », indique une étude du Cevipof et de l’Association des Maires de France (AMF) diffusée vendredi 20 novembre 2020.

Selon ce sondage mené auprès de 4 714 maires, 48 % d’entre eux affirment avoir été « mal associés » à la gestion de l’épidémie de coronavirus, contre 39 % qui pensent le contraire, les 12 % restants n’étant pas en fonctions lors du premier confinement.

L’écart est très marqué auprès des maires de villes intermédiaires, soit entre 1 000 et 9 000 habitants, dont seulement un quart (26 %) s’est senti « pleinement associé avec les services de l’État » contre 46 % pour les très petites communes ou les grandes villes.

La moitié des maires interrogés (51 %) pointe également un « manque de directives claires et cohérentes de la part de l’État », précise le sondage.

Mais tous les services de l’État ne sont pas jugés de la même manière. Le rôle des préfectures est largement approuvé, avec 66 % des maires qui estiment que « leur relation de travail a été efficace » avec elles.

En revanche, ce chiffre chute à 40 % pour les Agences régionales de santé (ARS), souvent critiquées par les collectivités pour leur rôle dans la gestion de l’épidémie au printemps.

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