Écologie et social doivent être au cœur de la relance

Administration

L’écologie et le social doivent être deux grands axes de la relance économique par les collectivités, selon les associations d’élus des grandes comme des petites villes, qui demandent un renforcement de leurs capacités financières.

La crise sanitaire « conduit à accélérer la réflexion collective d’une relance toujours plus orientée vers les défis environnementaux et sociaux », selon France Urbaine, qui regroupe les grandes villes et agglomérations.

Les territoires urbains sont les lieux du « passage à l’acte », écrit l’association dans une contribution « pour un plan de relance écologique et sociale » publiée vendredi 15 mai 2020.

La relance doit, selon elle, s’appuyer sur plusieurs « secteurs phares et d’avenir, tels que la rénovation énergétique des bâtiments, les mobilités douces, la santé, l’emploi ou encore l’économie sociale et solidaire ».

La question du financement « reste centrale et passe par le transfert aux territoires de ressources pérennes par l’État », souligne France Urbaine qui rappelle que « les territoires, notamment urbains, pèsent près de 60 % de l’investissement public ».

« Dans les petites villes, la situation risque de s’aggraver si aucune action forte n’est menée pour soutenir le redémarrage rapide de l’activité », met en garde de son côté l’Association des petites villes de France (APVF).

Dans sa propre contribution au plan gouvernemental de relance de l’activité, elle soutient notamment la création d’« une dotation exceptionnelle Covid-19, afin de compenser les pertes de recettes et les dépenses exceptionnelles liées à l’épidémie ».

L’APVF plaide pour plusieurs aides et assouplissements des règles budgétaires, pour faciliter le recours à l’emprunt ou préserver la fiscalité locale. Elle souhaite aussi « une reprise rapide de l’activité dans le secteur du logement social ».

Une « écologie territoriale » doit être « au cœur du “monde d’après“ », selon les élus des petites villes, pour qui il faut « donner les clés de la transition écologique aux territoires », favoriser une « réindustrialisation verte » et « les circuits courts, en réorientant la commande publique sur les objectifs de développement durable ».

L’APVF réclame enfin un « investissement massif » pour remettre les petites lignes ferroviaires au cœur des déplacements de leurs habitants.

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2020

Posté le par

Recommander cet article