Les pôles de compétitivité soutiennent l’activité de Recherche et Développement en région

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Le gouvernement a annoncé, début mars, le financement de 83 nouveaux projets collaboratifs de recherche et développement, issus de 52 pôles de compétitivité, pour un financement par l’État de 76 millions d’euros.

Ces projets ont été retenus parmi les 185 dossiers présentés au onzième appel du fonds unique interministériel. La mobilisation des collectivités territoriales et des fonds communautaires européens (FEDER) sur la plupart de ces projets complète ces financements à hauteur de 56 millions.

« Chercheurs et entrepreneurs se mobilisent, dans le cadre de coopérations public-privé, sur des projets collaboratifs nouveaux qui n’auraient pas été lancés sans les pôles de compétitivité. Porteurs d’efficacité économique et d’emplois, ces projets comportent également des innovations qui doivent permettre aux entreprises impliquées de prendre des positions de leader », commente le communiqué commun aux ministres de la Défense (Gérard Longuet), de l’Écologie (Nathalie Kosciusko-Morizet), de l’Économie (Christine Lagarde), du Travail (Xavier Bertrand), de la Recherche (Valérie Pécresse), de l’Agriculture (Bruno Le Maire) et de l’Industrie (Éric Besson).

Parmi les innovations retenues, signalons, à titre d’exemples :

  • de nouveaux éclairages optimisés en termes d’efficacité énergétique, de sécurité et de confort ;
  • un transport routier hybride électrique, adapté aux zones urbaines ;
  • un dispositif d’intervention robotisé pour aider les services de sécurité en cas de menace ;
  • un système d’information pour une gestion intelligente de l’énergie de futurs éco-quartiers, etc.

Par ailleurs, dans le « 4 Pages » de fin janvier, la direction de la compétitivité de l’industrie et des services (DGCIS) du ministère de l’Économie dresse un bilan du lancement, il y a cinq ans, des pôles de compétitivité. L’étude montre que, fin 2009, plus du tiers des 7 200 établissements membres des pôles ont participé à des projets de R&D. Ces établissements appartiennent à 6 500 sociétés. Les trois quarts d’entre elles sont des filiales de PME, 15 % d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) et 12 % de grandes entreprises. Plus de 15 % de ces sociétés ont été créées après la mise en œuvre des pôles. De petite taille, principalement spécialisées dans l’informatique, l’ingénierie et la R&D, ces jeunes sociétés se concentrent sur un nombre assez limité de pôles au sein desquels elles jouent un rôle actif. Cependant, « il est difficile d’évaluer l’impact de la politique des pôles sur la création d’entreprises », notent les experts de Bercy.

D’une région à une autre, le poids des pôles dans l’emploi salarié varie aussi fortement. Il est important en Alsace et Franche-Comté, avec une forte implication du secteur automobile, et en Midi-Pyrénées, avec celui de l’aéronautique. Il est, au contraire, particulièrement faible dans les DOM, en Corse, en Poitou-Charentes, en Picardie et en Champagne-Ardenne. Dans les grandes régions (Île-de-France, Midi-Pyrénées, PACA, Nord-Pas-de-Calais, Rhône-Alpes), le poids des emplois de services dans les pôles est relativement important.

Enfin, près de 700 projets ont abouti, principalement dans la mise sur le marché de nouveaux produits, et 2 300 sont en cours. 85 plates-formes d’innovation sont déjà en fonctionnement dans le périmètre des pôles, une quinzaine en construction et une cinquantaine en projet.

En cumulé, l’ensemble des appels à projets des pôles a permis de soutenir 972 projets depuis 2005. Ces projets représentent un montant de dépenses de R&D de près de 4,7 milliards d’euros, 15 000 chercheurs et un financement public de 1,9 milliard.

Un douzième appel à projets va être lancé dans quelques jours. Les projets seront sélectionnés fin juillet 2011.

Alan Kerhel

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