Avec le simulateur E-Sherpa, Amorce accompagne les collectivités dans la rénovation énergétique de leur patrimoine bâti

Développement durable

Les collectivités devront réduire la consommation énergétique de leurs bâtiments de 40 % d’ici 2030. Alors que le plan de relance réserve un milliard d’euros à ces démarches, le réseau Amorce lance un simulateur, pour aider les élus à réduire la facture énergétique et l’impact environnemental de leur patrimoine bâti.

Établissements scolaires, sportifs, culturels, administratifs, bâtiments classés… Les collectivités auront fort à faire pour baisser la facture énergétique de leur patrimoine, conformément aux objectifs de rénovation énergétique qui visent à réduire la consommation d’au moins 40 % d’ici 2030 (cf. encadré). Sur les quatre milliards d’euros destinés à la rénovation du parc français qui compte cent millions de mètres carrés, le plan de relance réserve un milliard d’euros aux bâtiments publics des collectivités territoriales. En effet, les trois quarts de leur consommation énergétique proviennent des bâtiments publics – ce qui correspondrait à près de 5 % du budget des communes. Des bâtiments très divers, soumis à de multiples contraintes, qui n’ont pas tous les mêmes besoins énergétiques.

Pour établir le diagnostic énergétique de leurs bâtiments, les collectivités peuvent s’appuyer sur E-Sherpa, un outil de simulation lancé par le réseau Amorce en collaboration avec Inddigo. Il dresse en quelques minutes un premier état des lieux des bâtiments les plus énergivores et identifie les types d’actions d’efficacité énergétique les plus adaptés en termes de coût rapportés aux bénéfices. Ce projet de simulateur est soutenu par le programme européen SHared knowledge for Energy Renovation in buildings by Public Administrations (SHERPA). « Accessible à toutes les collectivités, quel que soit le niveau de connaissance de leur patrimoine », E-Sherpa peut accompagner les premiers pas des nouveaux élus locaux dans leur réflexion de rénovation énergétique des bâtiments, explique l’association : « Ce simulateur a été conçu comme un outil méthodologique, de sensibilisation, de mobilisation et d’aide à la décision pour les collectivités n’ayant pas encore de vision globale de leurs consommations d’énergie, mais qui souhaitent réduire drastiquement leur facture énergétique et respecter les obligations de rénovation à 2030 ». Amorce souhaite ainsi aider les collectivités à définir une stratégie de rénovation énergétique à l’échelle de leur territoire et à entreprendre les actions nécessaires.

Les fonctionnalités d’E-Sherpa sont complètes. Elles permettent à la collectivité, non seulement de mieux appréhender son patrimoine, en identifiant les bâtiments les plus énergivores et ceux dont la facture énergétique est la plus élevée, mais aussi d’estimer la performance énergétique de chaque bâtiment et de la comparer avec des moyennes nationales. Avec ce simulateur, la collectivité trouve les principaux moyens d’action les plus efficaces pour respecter les obligations réglementaires (décret « tertiaire »), mais aussi pour minimiser l’impact environnemental et bénéficier du meilleur retour sur investissement. E-Sherpa fournit également une première estimation des financements mobilisables pour engager ces actions de maîtrise de l’énergie : aides, certificats d’économie d’énergie (C2E)

Le simulateur est associé à une « boîte à outils », accessible aux adhérents d’Amorce, qui regroupe divers documents ressources. Objectif : apporter aux collectivités les éléments clés et les bonnes pratiques pour élaborer une stratégie et engager leurs actions de performance énergétique dans les bâtiments publics.

Marie Gasnier

Décret « tertiaire »

Dans les bâtiments existants à usage tertiaire de plus de 1 000 m2, des actions de réduction de la consommation d’énergie finale devront être adoptées pour parvenir à une réduction, pour l’ensemble de ces bâtiments, d’au moins 40 % en 2030, 50 % en 2040, et 60 % en 2050 par rapport à 2010. Le décret 2019-771 du 23 juillet 2019 fixe les modalités d’application de cette obligation.

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