La Seine-et-Marne souhaite promouvoir le télétravail

Développement durable

Un réseau de « télécentres » devrait être créé en Seine-et-Marne en 2012. Le conseil général monte une structure d’animation qui sera opérationnelle dans les prochaines semaines.

Pour conserver ses salariés, dont un tiers travaillent hors du département, et favoriser l’essor économique du territoire, le conseil général de Seine-et-Marne s’apprête à créer des « télécentres« . Ces espaces accueillent des travailleurs nomades, salariés ou indépendants, en leur offrant bureaux individuels flexibles, salles de réunion mutualisées, équipements : matériel de téléconférence, photocopieurs, machine à café…

Pour soutenir la création d’un réseau départemental de télécentres, le conseil général va créer une structure spécifique, par l’intermédiaire de son agence de développement économique, Seine-et-Marne Développement. Cet organe de promotion regroupera collectivités territoriales, aménageurs publics, porteurs de projets et investisseurs, mais aussi des fournisseurs de solutions et des utilisateurs.

« Plusieurs territoires ont été identifiés pour implanter les télécentres d’une façon économiquement faisable et pertinente », précise Gérard Eude, vice-président du conseil général. Marne-la-Vallée, Melun et Fontainebleau sont évoqués. Ces centres de télétravail seront créés en zone urbaine ou périurbaine, alors que ceux qui existent déjà sur le territoire français – une quarantaine – sont, en majorité, situés en zone rurale.
 

16,7 % des Français travaillent hors de leur bureau au moins une fois par semaine

Avant d’impulser son réseau de télécentres, le conseil général a commandé une étude* sur l’état du marché. Cette enquête révèle que 16,7 % des Français travaillent hors de leur bureau au moins une fois par semaine ; la précédente étude, datant de 2006, n’évoquait que 9 % de télétravailleurs ponctuels. Malgré tout, la France ne se situe toujours pas dans la moyenne européenne : entre 25 et 30 %.

Les attentes diffèrent selon les types d’entreprises. Plus de la moitié des indépendants travaillent aujourd’hui en dehors d’un bureau classique ; 47 % d’entre eux seraient intéressés par une place en télécentre. Les salariés des TPE / PME, à 67 %, travaillent déjà depuis un « tiers-lieu » (café Wi-Fi, centre d’affaires…) ; 24 % se déclarent intéressés. Quant aux grandes entreprises, 4 % estiment qu’elles réserveront des bureaux dans les télécentres à court terme, et 12 % l’envisagent éventuellement.

L’accès à plusieurs télécentres en réseau, comme ceux de la Seine-et-Marne, sera décisif pour que les grandes entreprises choisissent le télétravail pour certains de leurs salariés. Confidentialité, localisation des centres et baisse des coûts immobiliers feront également partie de leurs critères de décision.
 

Marie Gasnier

 

*L’étude a été réalisée par le cabinet LBMG-Worklabs, auprès de vingt-sept grandes entreprises d’Île-de-France (Areva, IBM, Vivendi…) et de 150 TPE-PME et travailleurs indépendants.
 

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