Nantes adopte une feuille de route pour sa transition énergétique

Développement durable

La métropole de Nantes, sixième ville de France, a adopté vendredi 16 février 33 engagements pour la transition énergétique, qui vont d’un abandon des bus au diesel à l’extension de l’énergie solaire sur les toits.

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Cette feuille de route a été adoptée à l’unanimité des élus au conseil métropolitain, à l’issue de 200 jours de consultations citoyennes. Un temps festif a été organisé vendredi sur l’île de Nantes et un appel a été mis en ligne pour tous les Nantais qui veulent s’engager personnellement dans la démarche.

La maire PS et présidente de Nantes-Métropole Johanna Rolland s’est félicitée dans un communiqué de l’aboutissement du large débat, intitulé « la transition énergétique c’est nous » et organisé dans les 24 communes de la métropole (630 000 habitants dont 300 000 à Nantes même). Elle a salué « une mobilisation sans précédent, avec 53 000 participants, 11 000 contributeurs, 270 organisations mobilisées, près de 80 événements ».

Les responsables nantais se fixent divers engagements, dont la réalisation est prévue à diverses échéances, entre 2020 et 2050. Il s’agira notamment de retirer les bus diesel de la circulation en 2020, de produire 50 % d’énergies renouvelables locales en 2050 (solaire, éolien, hydrolien, biomasse, biogaz, etc.) « à l’échelle locale et en lien avec d’autres territoires », de baisser d’un tiers la consommation de l’éclairage public d’ici 2020, ou encore d’installer « un îlot de fraîcheur » à moins de 300 mètres de chaque habitant.

Le dispositif prévoit aussi, pour tous les Nantais, une solution de tri et de valorisation des biodéchets, avec le doublement du nombre de composteurs.

Parmi les mesures les plus originales figure l’installation sur toutes les toitures disponibles de panneaux solaires et d’espaces végétaux.

Il s’agit, a affirmé Nantes-Métropole, de « créer d’ici 2030 la première canopée urbaine énergétique et végétale : utiliser tout le potentiel des toitures des constructions pour produire de l’énergie renouvelable, pour cultiver, pour planter, pour rafraîchir… Et donner à voir cette canopée urbaine comme une canopée en forêt, directement influencée par la lumière et le rayonnement solaire, et particulièrement riche de biodiversité ».

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