Une nouvelle campagne pour lutter contre les violences faites aux femmes

Droit des femmes

Le gouvernement lance une campagne destinée à l’entourage des victimes et aux témoins de violences sexistes et sexuelles.

« Dénoncer ne suffit plus : il faut désormais changer les comportements », assure le gouvernement, qui a lancé, le 30 septembre 2018, une nouvelle campagne de communication, destinée à l’entourage des victimes et aux témoins de violences sexistes et sexuelles. Dans le cadre de cette campagne baptisée « Réagir peut tout changer », quatre spots illustrent la diversité des cas selon le type de violence (sexistes ou sexuelles, verbales ou physiques) ou le cadre (sphère privée, sphère professionnelle et scolaire, ou encore espace public).

En complément, des vidéos d’une minute donnent la parole à des personnes qui ont été confrontées à des violences sexistes et sexuelles (victimes, témoins, professionnels…). Par le partage de ces expériences, le gouvernement souhaite inciter chacun à réagir. Référence pour les victimes et les professionnels, le site stop-violences-femmes.gouv.fr sera, quant à lui, enrichi d’une rubrique « Je suis témoin », pour aider toute personne à réagir face à des situations de violences sexistes et sexuelles.

Cette nouvelle campagne s’inscrit dans l’action « résolue » du gouvernement pour lutter contre toutes les formes de violences faites aux femmes, notamment avec la loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, promulguée le 3 août 2018.

Au programme :

  • Allongement du délai de prescription pour les crimes sexuels commis sur mineurs de 20 à 30 ans ;
  • Lutte contre les « raids numériques » pour sanctionner les internautes qui s’attaquent de manière concertée à une même victime ;
  • Lutte contre le harcèlement de rue : création de l’infraction d’outrage sexiste, sanctionnée par une amende allant de 90 à 750 euros ;
  • Ouverture d’une plateforme de signalement en ligne pour les victimes de violences, harcèlement, discriminations pour faciliter le dépôt de plainte : la victime pourra signaler les violences subies sans se déplacer, via un échange interactif (24h/24 et 7J/7) avec une personne spécifiquement formée.

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