Une nouvelle convention en faveur de la lutte contre les discriminations envers les femmes

Droit des femmes

Le secrétariat d’État chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes vient de signer une convention de partenariat avec le Défenseur des droits.

La secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, et le Défenseur des droits, Jacques Toubon, ont signé, le 27 juillet, une convention de partenariat visant à renforcer leur collaboration en faveur de la lutte contre les discriminations envers les femmes. Publiée en 2014, une enquête du Défenseur des droits a révélé que 20 % des femmes actives disent avoir été confrontées à une situation de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle. De surcroît, près de 30 % des victimes n’en parlent à personne et 5 % seulement des cas ont été portés devant la justice. Un écart très important persiste donc entre la réalité des discriminations et la faiblesse des démarches entreprises par les femmes pour faire valoir leurs droits.

Cette nouvelle convention a pour objectif de :

  • Contribuer et de pérenniser la lutte contre les discriminations liées au genre, dont le harcèlement sexuel et les agissements sexistes ;
  • Mieux faire connaître aux femmes leurs droits, notamment en matière de discriminations et les aider à les faire valoir ;
  • Favoriser une approche coordonnée des actions à mener.

Le Défenseur des droits et le Secrétariat d’État sont ainsi convenus des axes de collaboration suivants :

  • L’orientation de réclamations individuelles vers le Défenseur des droits et ses délégués par les délégués du Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes ;
  • La diffusion de l’information et la création d’outils de sensibilisation afin de promouvoir l’égalité et l’accès aux droits et de renforcer la visibilité du Défenseur des droits en matière de discriminations liées au genre ;
  • La production de connaissances sur les inégalités entre les femmes et les hommes et les discriminations liées au genre ;
  • La mutualisation de l’expertise sur les atteintes aux droits des femmes et les ruptures d’égalité en vue de développer et de promouvoir les bonnes pratiques et, enfin, la participation à des groupes de travail.

La convention prévoit une rencontre annuelle pour faire le bilan de sa mise en œuvre et convenir des actions futures.

Posté le par Rédaction Weka

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