2 500 contrats d’emplois d’avenir professeur ont été signés

Éducation

Le gouvernement a annoncé jeudi que 2 500 contrats d’emplois d’avenir professeur (EAP) avaient été signés et que 4 000 autres le seraient d’ici deux semaines, le Premier ministre assurant que les objectifs allaient être « largement tenus ».

« Nous sommes à plus de 2 500 (contrats signés NDLR), nous serons à 4 000 dans deux semaines », a affirmé le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon, venu avec Jean-Marc Ayrault assister à la signature de ces contrats par des étudiants de l’académie de Reims (Marne), au collège-lycée Colbert. Il s’exprimait lors d’une table ronde avec huit étudiants sélectionnés pour en bénéficier, à un peine un mois du lancement de ce dispositif. « Les objectifs du ministre de l’Éducation nationale concernant les emplois d’avenir professeur (EAP) vont être largement tenus », a assuré le Premier ministre devant la presse, rappelant l’objectif qu’environ 18 000 étudiants en bénéficient d’ici 2015.

Les EAP sont réservés à des étudiants boursiers d’un niveau compris en la deuxième année de licence et la première année de master et qui souhaitent se destiner au métier de professeur. Ils s’engagent à passer des concours d’enseignement et à travailler à temps partiel dans l’Éducation nationale ou l’enseignement agricole, tout en étudiant, avec une rémunération. « C’est l’ascenseur social que nous voulons remettre en marche », a souligné le Premier ministre. Interrogé sur le fait que le dispositif des emplois d’avenir (non destinés aux professeurs), démarrait, lui, beaucoup plus lentement, M. Ayrault a reconnu : « cela monte doucement, cela monte lentement ». « Hier on vous donnait le chiffre de 4 000 mais selon les indications que j’ai, on est près de 8 000 en réalité », a-t-il ajouté, évoquant « des intentions qui sont celles des collectivités locales, des associatifs, du secteur de l’économie sociale et solidaire ». « Ca va monter en puissance », a-t-il assuré, tout en appelant « à se mobiliser davantage encore ».

En marge de la visite ministérielle, une centaine de manifestants, professeurs et salariés d’usines de la région en difficulté, se sont rassemblés devant la sous-préfecture de Reims où des délégations de la CGT et de la FSU ont été reçues. « Les EAP sont plutôt une bonne idée mais pour sauver l’enseignement, il faut un pré-recrutement accompagné d’un vrai salaire et non d’une bourse », a estimé Annie Becret, secrétaire régionale de la FSU. Selon les syndicats, la manifestation initialement prévue aux abords du lycée Colbert a été interdite par les autorités préfectorales qui l’ont réorientée dans le centre-ville de Reims, à plusieurs kilomètres du lycée.

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