Grogne à Bordeaux contre la réforme des rythmes scolaires version locale

Éducation

Des représentants d’enseignants et parents d’élèves ont exprimé ces derniers jours leur mécontentement sur les conditions de mise en œuvre à Bordeaux de la réforme des rythmes scolaires, dénonçant des restrictions budgétaires qui, selon eux, la vident de sens.

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« Cela ne devient qu’une question de financement », a dénoncé Agnès Dumand, secrétaire départementale du Snuipp-Fsu (premier syndicat d’enseignants du primaire), déplorant auprès de l’AFP qu’avec la réforme bordelaise, les élèves dans certains cas « resteront à l’école sans avoir d’activités », alors que l’esprit initial de la réforme « voulait moins de classes et plus d’activités culturelles et sportives ». Le Snuipp a organisé mercredi un rassemblement, avec des parents d’élèves, à l’Inspection d’Académie, où une délégation a été reçue.

Mi-mai, la mairie de Bordeaux a présenté son projet final de réforme des rythmes scolaires, contenant moins d’heures d’activités périscolaires qu’initialement envisagé, avec deux heures par semaine dans les écoles élémentaires contre trois au départ. La journée d’école dans la ville, qui compte 15 600 élèves en maternelle et primaire, s’achèvera les lundi, mardi, jeudi et vendredi à 16H00 et non 16H30 et les enfants auront cours le mercredi matin. La garderie de 16H00 à 16H30 qui devait être gratuite ne le sera pas. Et seuls les enfants inscrits en centre aéré l’après-midi pourront rester à la cantine le mercredi. Ces changements exaspèrent le Snuipp-FSU, ainsi que des parents d’élèves, notamment à la FCPE (première fédération de parents).

Dans un communiqué récent visant le maire UMP Alain Juppé, la FCPE a exprimé un « mécontentement général (…) à la hauteur de ces centaines de milliers d’euros que vous pourrez consacrer à la Fête du vin (360 000 euros de budget municipal en 2012) ou des quelques 6,5 millions d’euros de loyer annuel que requiert le Grand Stade » dont Bordeaux disposera en 2015. « Il n’est pas normal que la ville de Bordeaux fasse des économies sur cette réforme », a dénoncé mercredi Vincent Maurin, directeur d’école et membre de la direction départementale du PCF. La réforme, selon la mairie, coûtera à la ville quelque 120 euros par élève, soit 1,8 million d’euros par an, moitié moins que l’estimation haute envisagée au départ. La mairie, en présentant son projet, a expliqué qu’elle avait été contrainte à des choix, invoquant la « baisse considérable des dotations de l’État » aux collectivités.

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