Le premier micro-lycée professionnel ouvert à Agen

Éducation

Le premier micro-lycée intégré à un lycée professionnel a été ouvert cette semaine à Agen et cette initiative, destinée à aider les jeunes « décrocheurs », pourrait être reproduite ailleurs si elle fait ses preuves, a déclaré jeudi la ministre de la Réussite éducative, George Pau-Langevin.

Le micro-lycée, installé au sein du lycée professionnel Antoine-Lomet à Agen, compte pour l’instant six élèves âgés de 17 à 23 ans et doit leur permettre de préparer un bac pro « Commerce » ou « Gestion et administration ».

Le micro-lycée est une des structures mises en place par l’Éducation nationale pour permettre à des jeunes âgés de 17 à 25 ans ayant quitté le lycée sans diplôme avant la seconde, des « décrocheurs« , de se rattraper. De petite taille, le micro-lycée dispose d’horaires aménagés et permet d’atteindre l’objectif (le bac) en un ou deux ans. Cinq structures de ce type existaient déjà en France – dans les académies de Créteil, Amiens, Reims et Nice – mais aucune ne permettait de préparer un bac professionnel.

Cette structure « va être surveillée de près. Nous avons créé un Conseil (national) de l’innovation pour la réussite éducative pour pouvoir précisément examiner ces innovations locales, les évaluer et voir si on peut les reproduire », a déclaré jeudi à la presse George Pau-Langevin, en visitant l’établissement. À Agen, les étudiants seront encadrés par six enseignants volontaires qui mettront en œuvre des approches fondées notamment sur la motivation de l’élève, a rappelé le Conseil régional d’Aquitaine, qui a investi 112 000 euros dans la structure, mise en place avec la Chambre de commerce et d’industrie. « Il est important que le jeune soit partie prenante (…). Il y aura un lien important entre l’élève, l’enseignant et l’entreprise », a aussi expliqué Pascal Soumier, coordinateur du micro-lycée, avant de préciser que des entreprises agroalimentaires seraient également associées. L’une des élèves, Kamille Novak, 19 ans, a expliqué à un correspondant de l’AFP comment elle avait fini par être « dégoûtée » du système scolaire, tout en réalisant, que sans diplôme, il n’était « pas facile de bosser ». « C’est une deuxième chance, cela me permet de reprendre mes études avec à la clef un projet professionnel », a-t-elle déclaré, en espérant pouvoir continuer ses études dans le commerce international.

À terme, et pour aider les quelque 150 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans qualification, la ministre a souhaité qu' »une structure innovante de type micro-lycée puisse exister dans chaque académie ».

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