Manuel Valls : la réforme des rythmes scolaires sera « assouplie » après concertation

Éducation

La réforme des rythmes scolaires sera « assouplie », « après les concertations nécessaires avec les enseignants, les parents et les élus », a annoncé mardi le Premier ministre Manuel Valls lors de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale.

Cet article fait partie du dossier :

Éducation RYTHMES SCOLAIRES : UNE EXPÉRIMENTATION À PÉRENNISER Voir le dossier

« L’aménagement des rythmes scolaires est une bonne réforme car avec elle beaucoup plus d’enfants ont accès à des activités périscolaires, sportives, culturelles très complémentaires de l’éducation donnée par les enseignants », a-t-il fait valoir dans un hémicycle agité. Pour l’instant, seules 17 % des communes sont passées à la semaine de quatre jours et demi dès la rentrée 2013. Parmi les communes restantes, 93 % s’y sont déjà engagées pour la rentrée 2014, a rappelé le Premier ministre.

« Cependant, j’ai entendu les remarques de bonne foi venant des élus. Ainsi, le cadre réglementaire sera assoupli après les concertations nécessaires avec les enseignants, les parents et les élus », a-t-il annoncé, moins de cinq mois avant la généralisation de la réforme. Il n’en a pas dit davantage sur les assouplissements envisagés. Un assouplissement du décret sur les rythmes était réclamé par le principal syndicat du primaire, le SNUipp-FSU, ainsi que par la Peep, deuxième fédération de parents d’élèves, tandis que l’Association des maires de France (AMF) réclame une pérennisation du financement par l’État. Le retour à la semaine de 4,5 jours en primaire, abandonnée par la droite en 2008, avait été réclamé par la conférence nationale sur les rythmes organisée en 2010-11 par Luc Chatel, dans un rapport parlementaire approuvé par l’UMP, par les syndicats et parents d’élèves dans « l’appel de Bobigny », par les chronobiologistes et l’Académie de médecine et durant la concertation pour la refondation pour l’école, organisée par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Initialement, la réforme devait être mise en œuvre partout à la rentrée 2013. Mais en novembre 2012, face à l’inquiétude des maires sur les « difficultés de mise en œuvre », François Hollande avait déjà annoncé un étalement sur deux ans. À la rentrée 2013, la réforme avait été la cible de critiques d’enseignants, parents et élus UMP, pointant fatigue des enfants, « confusion » entre temps scolaire et périscolaire, tensions dans le partage des locaux et difficultés de financement. La réforme est en revanche défendue par la FCPE, les syndicats Unsa et Sgen et des chronobiologistes.

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2014

Weka formation vous propose une formation adaptée à vos besoins :

Weka formation

Réforme des rythmes scolaires :
Optimiser l’organisation administrative et financière
de son projet périscolaire


Objectifs :

Modalités de mise en œuvre de votre nouveau projet périscolaire

  • Anticiper les impacts financiers de la réforme en termes organisationnel et budgétaire
  • Adapter l’organisation administrative à l’offre de service modifiée
  • Maîtriser les différentes politiques tarifaires envisageables
  • Établir une nouvelle politique tarifaire adaptée liant justice sociale et équilibre budgétaire
  • Optimiser le redéploiement des ressources existantes et solliciter de nouveaux financements

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En téléchargement gratuit pour approfondir ce sujet, Weka vous propose :

Livre blanc

Rythmes scolaires : l'expérimentation des 4,5 jours à l'école Sanquer, à Brest (2009-2013)

Téléchargez

Comment financer la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, comment organiser les temps et les espaces, comment recruter et former les personnels d’animation, comment réorganiser les transports scolaires, la cantine…, autant de questions qui ont dicté le choix de 80 % des communes d’attendre la rentrée de 2014 pour appliquer la réforme des rythmes scolaires.

Petit retour en arrière. En 2008, Xavier Darcos annonce le retour à la semaine de 4 jours. À Brest, au bout d’une année, les élus locaux emmenés par le maire de la ville proposent l’expérimentation de la semaine de 4,5 jours à l’occasion d’une réunion bilan. L’école élémentaire Sanquer et le Patronage laïque répondent à cette proposition. Vote unanime du conseil d’école mais seulement 51 % des parents y étaient favorables. L’expérimentation de la semaine de 4,5 jours débute donc à l’école Sanquer en septembre 2009. Elle concerne 7 classes, soient 170 élèves.

Ce dossier de la collection « Les Focus Weka » offert gracieusement consacre les témoignages des principaux partenaires : concertation, échange, confiance, enthousiasme, savoir-faire en sont les mots-clés. Avec comme unique et constante préoccupation, le bien-être des enfants.

Au sommaire de ce numéro :

  • Entretien avec Marc Sawicki, adjoint au maire en charge de la politique éducative locale, à Brest
  • Entretien avec Yann Guével, adjoint au maire en charge des équipements socio-culturels et du patrimoine, à Brest
  • Entretien avec Philippe Le Bian, directeur de l’école élémentaire Sanquer, à Brest
  • Entretien avec Patrick Belloeil, responsable du Patronage laïque municipal Sanquer
  • Entretien avec Paul Monnoyer, responsable du projet éducatif local de Brest
  • Pour en savoir plus

Bonne lecture,

Soraya Manar (smanar@weka.fr)

Posté le par Rédaction Weka

Recommander cet article

Réagissez à cet article sur le forum