Rythmes scolaires au CP : les élus urbains redoutent d’importantes difficultés

Éducation

Les maires des grandes villes regrettent le manque de concertation sur l’assouplissement des rythmes scolaires et le dédoublement de certaines classes de CP envisagé par le gouvernement, qui posent selon eux d’importantes difficultés localement.

La possibilité pour les communes de repasser à la semaine de quatre jours « serait une remise en cause pure et simple de la réforme récente » aujourd’hui « stabilisée », écrit jeudi 1er juin 2017 l’association France urbaine dans un communiqué.

« S’ajoutent à cela les remontées émanant de tous les territoires dans lesquels les services de l’Éducation nationale poussent les collectivités à dédoubler les classes de CP en REP+ » (réseau d’éducation prioritaire renforcé), note-t-elle.

« Ces directives posent des difficultés très importantes de mise en œuvre liées aux locaux, notamment dans les territoires d’ores et déjà en tension ou en phase de progression démographique forte », soulignent les élus locaux. « Tout en reconnaissant l’intérêt de cette mesure », ils s’étonnent « qu’elle n’ait pas été prise en concertation avec eux », alors qu’ils ont compétence sur les locaux des écoles.

Une délégation conduite par le président de France urbaine, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc (LR), souhaite être reçue par le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, « afin de l’alerter sur le sujet ».

« Il ne faudrait pas que l’État renoue avec cette vieille méthode d’imposer unilatéralement et dans la précipitation de nouvelles dispositions qui impactent au premier chef les collectivités locales », prévient M. Moudenc.

France urbaine regroupe les élus des métropoles, villes centres et grandes communautés de communes, pour un total de 30 millions d’habitants.

 

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2017

Posté le par

Recommander cet article

Réagissez à cet article sur le forum