Rythmes scolaires : Benoît Hamon évoque des discussions sur des expérimentations au cas par cas

Éducation

Le ministre de l’Éducation nationale Benoît Hamon a indiqué mercredi qu’il était prêt à des discussions sur des expérimentations « au cas par cas » sur la réforme des rythmes scolaires, dans les communes qui peinent à la mettre en place.

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Éducation RYTHMES SCOLAIRES : UNE EXPÉRIMENTATION À PÉRENNISER Voir le dossier

« Je suis disposé comme le Premier ministre s’y est engagé à ce que des discussions sur les conditions d’expérimentation, d’adaptation au cas par cas, de ce dispositif soient mises en place, mais elles doivent répondre à un objectif, par dessus tout la réussite de l’élève », a-t-il déclaré lors des questions au gouvernement à l’Assemblée, répondant au député UDI de Seine-et-Marne Yves Jego. Mercredi, Manuel Valls avait annoncé qu’il était prêt à un assouplissement, lors de sa déclaration de politique générale. « Aujourd’hui 4 000 communes ont d’ores et déjà adopté cette organisation » à la rentrée 2013, « pour la rentrée 2014, 92 % des communes ont fixé leur nouvelle organisation », a rappelé M. Hamon. Il a salué « l’impulsion politique décisive qu’a donnée (son) prédécesseur » Vincent Peillon, provoquant huées et applaudissements dans l’hémicycle.

« À la rentrée 2014, il y aura généralisation de la réforme des rythmes scolaires« , a-t-il également dit après une question du député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca, se disant « prêt à discuter avec ces communes qui de bonne foi (…) peuvent rencontrer ici ou là des difficultés à mettre en œuvre la réforme » et proposent « un projet éducatif qui met la réussite de l’élève au cœur de leur projet ». « Mais là où on considère que cette question » est « un prétexte à ouvrir des polémiques (…) nous ne pourrons pas répondre favorablement », a-t-il ajouté. « Il n’est pas question pour moi de nier l’embarras » qu’a pu représenter pour des enseignants « comme pour des parents d’élèves cette réorganisation des temps scolaires » mais « tous les retours démontrent que notamment dans les écoles où nous avons des enfants en difficulté, le bénéfice pour les enfants est constaté par tous », a par ailleurs déclaré M. Hamon à la presse, en marge d’une réunion de responsables des 102 réseaux qui vont inaugurer la refonte de l’éducation prioritaire.

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Rythmes scolaires : l'expérimentation des 4,5 jours à l'école Sanquer, à Brest (2009-2013)

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Comment financer la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, comment organiser les temps et les espaces, comment recruter et former les personnels d’animation, comment réorganiser les transports scolaires, la cantine…, autant de questions qui ont dicté le choix de 80 % des communes d’attendre la rentrée de 2014 pour appliquer la réforme des rythmes scolaires.

Petit retour en arrière. En 2008, Xavier Darcos annonce le retour à la semaine de 4 jours. À Brest, au bout d’une année, les élus locaux emmenés par le maire de la ville proposent l’expérimentation de la semaine de 4,5 jours à l’occasion d’une réunion bilan. L’école élémentaire Sanquer et le Patronage laïque répondent à cette proposition. Vote unanime du conseil d’école mais seulement 51 % des parents y étaient favorables. L’expérimentation de la semaine de 4,5 jours débute donc à l’école Sanquer en septembre 2009. Elle concerne 7 classes, soient 170 élèves.

Ce dossier de la collection « Les Focus Weka » offert gracieusement consacre les témoignages des principaux partenaires : concertation, échange, confiance, enthousiasme, savoir-faire en sont les mots-clés. Avec comme unique et constante préoccupation, le bien-être des enfants.

Au sommaire de ce numéro :

  • Entretien avec Marc Sawicki, adjoint au maire en charge de la politique éducative locale, à Brest
  • Entretien avec Yann Guével, adjoint au maire en charge des équipements socio-culturels et du patrimoine, à Brest
  • Entretien avec Philippe Le Bian, directeur de l’école élémentaire Sanquer, à Brest
  • Entretien avec Patrick Belloeil, responsable du Patronage laïque municipal Sanquer
  • Entretien avec Paul Monnoyer, responsable du projet éducatif local de Brest
  • Pour en savoir plus

Bonne lecture,

Soraya Manar (smanar@weka.fr)

Posté le par Rédaction Weka

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