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Un rapport dresse un état des lieux des bibliothèques d’écoles

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L’IGÉSR engage les ministères chargés de l’Éducation nationale et de la Culture à amplifier la politique visant à conforter les bibliothèques d’écoles.

Un rapport dresse un état des lieux des bibliothèques d’écoles

L’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGÉSR) a remis en octobre 2021, au ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, un rapport intitulé : « Les bibliothèques d’écoles : état des lieux, usages pédagogiques, pratiques de lecture des élèves ». En se fondant sur les observations et échanges menés dans huit académies – Amiens, Créteil, Grenoble, Lyon, Nancy-Metz, Nantes, Reims et Versailles -, les deux inspecteurs généraux chargés de mission ont identifié « quatre éléments clés pour disposer d’une bibliothèque de qualité au sein d’une école. » À savoir :

  • Les locaux : leur positionnement dans l’école et leur taille s’avèrent essentiels.
  • L’aménagement de ces locaux : ils conditionnent les usages de la bibliothèque par les enseignants avec leur classe et par les élèves en autonomie.
  • Les ressources humaines mobilisées : c’est une des faiblesses majeures des bibliothèques d’écoles, leur gestion reposant, presque toujours, uniquement sur la bonne volonté du directeur, d’enseignants ou de bénévoles sans formation spécifique pour mener cette tâche.
  • Le fonds documentaire : l’attractivité de la bibliothèque pour les élèves, mais aussi pour les enseignants, en dépend.

Conformément aux attentes, les usages des bibliothèques d’école sont multiples, à commencer par l’emprunt de livres, mais il s’agit également d’un lieu d’apprentissages variés, pour lire, pour écouter des lectures, pour préparer des exposés, pour accueillir des expositions…, sous réserve des conditions favorables liées aux quatre éléments clés précités, explique le rapport. Des bibliothèques de classe sont généralement installées dans les salles de classe, où elles jouent un rôle essentiel lorsqu’il n’existe pas de bibliothèque au sein de l’école, mais elles peuvent être également un complément très utile à ces bibliothèques. Cependant, les usages intéressants de ces bibliothèques de classe observés par la mission requièrent un engagement important de la part des enseignants.

Pour les écoles et leurs bibliothèques, les bibliothèques municipales constituent un partenaire de choix, allant bien au-delà de pratiques éprouvées, telles que la visite-découverte de début d’année. Celles-ci contribuent souvent à l’enrichissement et au renouvellement des ouvrages présents dans les bibliothèques d’écoles ou les bibliothèques de classe. La mission s’est attachée à identifier les principaux leviers au développement et à la pérennisation de ces relations entre écoles et bibliothèques publiques, comme, par exemple, les facilités offertes par les bibliothèques municipales pour les prêts aux enseignants (nombre d’ouvrages et durée des prêts) et pour la livraison directement dans les écoles des livres prêtés. La question de la gestion, par les bibliothèques municipales, des situations de livres prêtés aux écoles et qui sont abîmés ou perdus, reste un sujet de tension majeur et un frein important au développement des relations utiles entre les écoles et les bibliothèques municipales pour améliorer, in fine, le service rendu aux élèves par les bibliothèques des écoles, soulignent les deux auteurs du rapport.

Les observations menées dans les classes et les échanges avec les enseignants et les inspecteurs ont, par ailleurs, permis de repérer un nombre important de pratiques pédagogiques contribuant à renforcer les pratiques de lecture des élèves. La mission a tenu à présenter des exemples concrets de ces pratiques qui ne sont pas nécessairement présentes dans toutes les écoles et mériteraient donc d’être plus largement développées. Au programme : étude d’œuvres complètes, lecture en réseau, présentations orales de livres lus, carnets de lecteurs, mise en voix de textes, rallyes-lecture ou encore le « quart d’heure lecture ».

La mission engage les ministères chargés de l’Éducation nationale et de la Culture à « poursuivre, voire amplifier, la politique visant à conforter les bibliothèques d’école, qui constituent un atout de premier plan pour la mise en œuvre de la politique en faveur de l’éducation artistique et culturelle, outre les pratiques pédagogiques qu’elles favorisent. » Les deux inspecteurs généraux formulent, « de manière pragmatique », huit recommandations sur les quatre éléments mentionnés plus haut. Les cinq premières sont destinées au ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, les trois dernières au ministère de la Culture.