Collectivités : une vaste consultation révèle une « crise des vocations » des élus locaux

Élus

La délégation du Sénat aux Collectivités territoriales met en garde contre une « crise des vocations » chez les élus locaux, qui envisagent à plus de 45 % de quitter la politique à l’issue de leur mandat, selon les premiers résultats d’une vaste consultation nationale.

La délégation a recueilli depuis décembre 17 500 contributions d’élus, dont 9 800 élus communaux (4 200 maires), 5 400 intercommunaux, 560 départementaux et 210 élus régionaux.

Les premiers résultats « sont révélateurs d’une « crise des vocations » pour l’exercice des mandats d’élus locaux », écrit-elle dans un communiqué diffusé jeudi 15 février.

« 45,04 % des répondants envisagent en effet de quitter la politique à l’issue de leur mandat. Cet arrêt étant motivé pour 27,10 % d’entre eux par le temps accordé à la politique au détriment de la famille ou de leur travail », poursuit-elle.

Cinq difficultés principales expliquent, selon eux, cette « crise des vocations » : « le degré d’exigence des citoyens (13,38 %), la conciliation du mandat avec la vie professionnelle (13,64 %), le risque juridique et pénal (12,65 %), la lourdeur des responsabilités (12,60 %) et la conciliation du mandat avec la vie personnelle (12,29 %) ».

Les élus ont identifié « cinq champs » sur lesquels ils estiment nécessaire d’agir à titre prioritaire : la protection juridique et le statut pénal des élus (19,07 %), la conciliation avec une activité professionnelle (18,61 %), le régime indemnitaire (16,41 %), la formation (15,62 %) et la protection sociale (8,49 %).

Un groupe de travail co-présidé par les sénateurs Jean-Marie Bockel (UC) et Mathieu Darnaud (LR) doit présenter ses préconisations « d’ici l’été 2018 ».

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