Démocratie participative : « Il faut engager les citoyens dans le processus de décisions »

Élus

Entretien avec Jean-Pascal Bonsignore, directeur de la communication de Villejuif. À ce titre, il anime la formation Weka « Les clefs de la démocratie participative », qui se tiendra le 19 novembre et dont il présente les principaux enjeux.

Weka : Jean-Pascal Bonsignore, quel est votre parcours ?

Jean-Pascal Bonsignore : De formation universitaire en communication audiovisuelle des entreprises, je suis entré dans la communication territoriale par hasard, mais y suis resté par attachement au service public, au service des citoyens. Je suis directeur de communication depuis 1989, avec différents employeurs durant tout ce temps, et même un « détour » comme directeur de cabinet d’un maire durant 3 ans.
 

Weka : Vous animez la formation « les clefs de la démocratie participative » pour Weka, à qui s’adresse-t-elle ?

Jean-Pascal Bonsignore : Aux élus et  cadres territoriaux qui souhaitent mettre en œuvre ou enrichir une dynamique en ce sens dans leur collectivité.
 

Weka : Quels sont ses principaux objectifs ?

Jean-Pascal Bonsignore : Dans un premier temps, il s’agit de leur permettre, par une approche technique approfondie et des échanges d’expériences, d’appréhender les principaux enjeux politiques et sociaux. Dans un second temps, cette formation permet de confronter les pratiques en cours avec  exigences citoyennes.
 

Weka : Une partie de cette formation traite de la place et du rôle de l’administration dans la démocratie participative, pouvez-vous préciser ?

Jean-Pascal Bonsignore : Les acteurs locaux doivent aujourd’hui mettre en place des actions de démocratie participative afin d’engager les citoyens dans le processus de décisions. La place de l’administration est essentielle, incontournable : il faut donc analyser finement le processus pour en convaincre les personnels et leur encadrement.
 

Weka : Enfin, en tant que directeur de la communication de Villejuif, comment réussissez-vous à susciter l’intérêt des citoyens pour la chose publique ?

Jean-Pascal Bonsignore : Il faut en fait créer un lien d’échange permanent entre les habitants et le politique, se rencontrer souvent, prendre le temps de la confrontation, de la construction collective, susciter ou rétablir la confiance, solliciter l’expertise citoyenne le plus souvent possible, convaincre que la parole de chacun est entendue, respectée, que chaque habitant est véritablement acteur de sa ville. La démocratie participative est affaire de patience, de remise en cause, rien n’est jamais gravé dans le marbre. Beaucoup de travail donc, des moyens municipaux à mobiliser, des formes nouvelles à trouver, des pratiques à renouveler… Mais en retour, cette richesse humaine mobilisée, personnels y compris, se révèle une force porteuse.
 

Renseignements et inscriptions au 01 53 35 20 25, à formation@weka.fr ou en cliquant sur « Les clefs de la démocratie participative » (Prochaine session le 19 novembre 2012 à Paris).

 

Pour aller plus loin :
 

Livre blanc

Distinguer proximité et participation

Téléchargez

Qu’entend-t-on par proximité et participation ? Les notions de proximité et de participation ont été très usitées au cours de ces dernières années, au point de faire porter à la proximité, par une loi, des valeurs démocratiques, et à la participation toutes les vertus de l’action politique.

Aussi importe-t-il de s’entendre sur les formes que peut prendre la proximité et sur les différents registres sous-tendus par la participation.

Découvrez la réponse à cette question en téléchargeant gratuitement la fiche « Distinguer proximité et participation » extraite de l’ouvrage Réussir sa communication locale et la formation associée Les clefs de la démocratie participative organisée par Weka Formation le lundi 19 novembre 2012.

Posté le par

Recommander cet article

Réagissez à cet article sur le forum