INITIATIVE. Face à la disparition des services publics, les élus s’organisent

Élus

Écoles, hôpitaux, bureaux de poste, services bancaires… les élus constatent avec inquiétude la disparition de nombreux services dans les territoires. Et tentent d’y faire face.

La désertification des services publics de proximité gagne du terrain et menace le développement des territoires éloignés des grandes zones urbaines. Un combat quotidien pour les maires ruraux, conscients que ces faits sont au cœur des difficultés vécues par leurs populations. En guise de réponse, le territoire se maille de maisons de services au public (MSAP), où se concentrent dans un même lieu les services de la CAF, de la CPAM ou encore de Pôle emploi. Le mouvement devrait s’amplifier selon le président de la République qui affirmait, le 25 avril dernier, vouloir « assurer l’accès aux services publics à moins de 30 minutes avec un accompagnement personnalisé pour les démarches de la vie quotidienne ». Et d’annoncer d’ici la fin de son quinquennat l’ouverture « dans chaque canton, d’un lieu où sont regroupés l’accueil pour le public de services de l’État ». Mais sans attendre, et pour assurer à leurs concitoyens la pérennité de services indispensables à la vie quotidienne, les élus s’organisent.

Le camping-car à la rencontre des usagers

Dans le département du Lot, c’est un camping-car qui a été choisi comme solution à l’éloignement des services publics. Depuis le mois d’octobre 2018, des agents partent ainsi à la rencontre des habitants dans les villages éloignés pour répondre à leurs problématiques administratives et les rapprocher de l’administration. Quinze agents de l’État ont été formés pour ce dispositif dans le département.

La mairie de Romieu (32) sauvegarde son DAB

La disparition des distributeurs automatiques de billets (DAB) touche de plus en plus de communes rurales au motif des coûts de gestion et de sécurité trop élevés évoqués par les établissements bancaires. La commune de Romieu finance désormais une partie des frais de maintenance, soit un coût annuel d’environ 7 000 €.

Les services reviennent en gare d’Évron (53)

Cette petite commune de Mayenne de 7 000 habitants a vu, tour à tour, la plupart des services publics mettre la clé sous la porte. Fermeture de la CAF, suivie de celle du Service des impôts et, plus récemment, le guichet SNCF. Mais les élus ne l’entendent pas de cette oreille et comptent bien faire revenir les services sur la commune. Le député et conseiller départemental Guillaume Garot, notamment s’est emparé de la question. Il a récemment obtenu de la Direction régionale de la SNCF qu’elle travaille à une nouvelle offre en gare, avec une présence humaine régulière pour l’accompagnement des personnes qui ne maîtrisent pas bien les outils numériques, ainsi qu’une présence renforcée à certaines périodes de l’année. Il serait question, dans un second temps, d’aménager une zone multimodale pour développer une offre de services combinant train, car, covoiturage et vélo.

Blandine Klaas

Source : RCL

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