Les élus locaux, de plus en plus féminins

Élus

La DGCL fait le point sur la féminisation des élus locaux dans son Bulletin d’information statistique de novembre dernier. Plus la commune est petite, plus la part des femmes maires est élevée, et plus les élus sont jeunes, plus la part des femmes est importante.

Plus de quatre élus locaux sur dix sont désormais des femmes. Malgré cette progression, la proportion « reste tout de même loin de la parité parmi les présidents d’exécutifs », précise la direction générale des collectivités locales (DGCL) dans son Bulletin d’information statistique de novembre 2017*. L’obligation de stricte alternance hommes-femmes dans la présentation des listes de candidats, qui s’appliquait aux communes de 3 500 habitants et plus, a été étendue en 2013 aux communes de 1 000 habitants et plus. D’où une féminisation mécanique des conseils municipaux. Ainsi, alors que la part des femmes parmi les élus municipaux s’élevait seulement à 33 % après les élections de 2001 et à 35 % après celles de 2008, elle atteint maintenant 40 %.

Chez les conseillers départementaux, la proportion de femmes a beaucoup augmenté, passant de 14 % en 2011 à 50 % en 2015. Une conséquence mécanique de l’obligation de présenter des candidatures hommes-femmes. Dans les conseils régionaux, la part des femmes a connu une forte progression après les élections régionales de 2004, où ont été appliquées pour la première fois les dispositions relatives à la parité qui imposent une stricte alternance des candidats de chaque sexe sur les listes (loi du 6 juin 2000 tendant à favoriser l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives et loi du 11 avril 2003 relative à l’élection des conseillers régionaux et des représentants au Parlement européen ainsi qu’à l’aide publique aux partis politiques).

Même si elles progressent également, ces proportions demeurent plus faibles au sein des présidents et des maires : depuis les élections régionales de 2015, près d’un président de conseil régional sur cinq seulement (19 %) est une femme, contre 8 % en 2010. Quant à la féminisation des présidents de conseil départemental, elle n’augmente quasiment pas : 6 % en 2011 et 8 % en 2015. Celle des maires progresse mais n’atteint que 16 %. Dans les conseils municipaux, davantage de femmes figurent parmi les adjoints : premiers adjoints (29 %), deuxièmes adjoints (38 %), troisièmes adjoints (39 %), et 48 % chez les autres adjoints.

En outre, les femmes assument plus souvent la fonction de maire dans de petites communes : 18 % de femmes maires de communes de moins de 500 habitants, 11 % dans les communes de 30 000 à 100 000 habitants et 14 % dans les communes de plus de 100 000 habitants. La féminisation des élus locaux est également inversement proportionnelle avec l’âge : 47 % des conseillers municipaux de 18 à 40 ans sont des femmes, alors qu’elles représentent seulement 28 % parmi les conseillers municipaux de 70 ans ou plus.

Les jeunes élus locaux comptent davantage de femmes que les élus de plus de 60 ans. Quant à la proportion d’élus locaux de moins de 40 ans, elle est variable : plus élevée dans les conseils régionaux (19 %) et municipaux (14 %), que dans les conseils départementaux (11 %) et communautaires (5 %).

Marie Gasnier

* Source : La part des femmes parmi les élus locaux augmente, DGCL, n° 119, novembre 2017

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