Reconfinement : l’AMRF apporte son soutien aux commerces ruraux

Élus

Les maires ruraux réclament une réponse économique globale pour tout le tissu économique rural.

Très inquiète de la survie des commerces ruraux après l’annonce par le président de la République d’un reconfinement général du pays, l’Association des maires ruraux de France (AMRF) a tenu à exprimer, le 31 octobre 2020, son soutien à l’ensemble des acteurs économiques locaux « qui font vivre les cœurs des villages ». Aujourd’hui, les critères de fermeture des commerces suscitent une incompréhension, notamment dans les territoires ruraux, « où la crise sanitaire peut paraître moins avancée », explique l’association d’élus. « À cela s’ajoute un sentiment de profonde inégalité, antérieure à la crise sanitaire et qui s’exacerbe, entre la grande distribution et ceux que l’on appelle les petits commerçants et producteurs locaux, d’autant plus difficile à accepter que les règles sanitaires sont plus faciles à appliquer de manière stricte et effective pour ces derniers », poursuit-elle.

Sensible à la situation des commerces locaux, déjà largement fragilisés en temps normal, l’AMRF soutiendra « les initiatives qui peuvent donner des réponses économiques globales et durables pour l’ensemble du tissu économique rural (petits commerçants et TPE), dont la survie est essentielle, à la fois pour la population rurale, mais aussi pour l’ensemble de l’économie du pays ». Au-delà des débats sur l’ouverture et la fermeture, l’association lance donc un appel pour sauvegarder un tissu économique rural déjà fragilisé par le premier confinement, « dont la trésorerie ne permettra certainement pas d’affronter ce second confinement ».

Par ailleurs, elle souligne que toutes les activités ne sont pas éligibles à la vente à emporter ou au « clic & collect ». « Il convient donc d’étendre l’interdiction qui a été faite pour les livres dans les grande surfaces, au niveau d’autres produits qui ne sont pas déclarés de première nécessité », plaident les maires ruraux. Interviewé au JT de 20 heures de TF1 ce dimanche 1er novembre, le Premier ministre leur a donné satisfaction sur ce point.

À l’image de ce qu’elle a fait en avril-mars 2020, en reversant plus de 250 000 euros à des petits commerçants grâce à l’opération menée avec Bouge ton Coq, l’AMRF encourage les innovations citoyennes et économiques pour répondre à cette crise, « manière aussi d’expérimenter un droit à la différenciation pour être au plus près des situations locales ». Le bureau de l’association demande, notamment, que « soient étudiées, en concertation effective avec tous les protagonistes dont les élus locaux, avant la mi-novembre, les futures décisions annoncées par l’État, pour que le droit d’agir des communes, dans le cadre de compétences qui leurs ont été ôtées par la loi, devienne effectif et réponde au besoin de réactivité et de subsidiarité dont sont capables les maires ».

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