Seul un Français sur deux souhaite réélire son maire

Élus

Si les maires sont reconnus comme des élus efficaces, capables de comprendre les préoccupations quotidiennes, ce n’est pas pour autant que les citoyens voudront les réélire, selon un sondage OpinionWay pour Unccas et Public Sénat.

Les maires sont de loin les élus qui comprennent le mieux les préoccupations des Français au quotidien. C’est en tout cas l’avis, toutes tranches d’âge confondues et quelle que soit la taille de leur collectivité, de 68 % des Français selon un sondage OpinionWay pour Unccas et Public Sénat* réalisé en juin auprès d’un échantillon représentatif de la population. Pour autant, si seuls sept sur dix se déclarent capables de citer le nom de leur maire, 65 % seulement le font sans se tromper… Près de trois sur dix n’ont aucune idée de son nom, une lacune qui décroît avec l’âge : 40 % des moins de 35 ans citent le bon nom contre 78 % des plus de 65 ans. L’appartenance politique de l’édile n’est pas non plus très connue des citoyens, 35 % étant incapables de la citer. Là encore, ce sont surtout les jeunes qui l’ignorent, alors qu’au-delà de 50 ans, la tendance s’inverse. Plus étonnant, c’est en milieu rural et dans les communes de moins de 20 000 habitants que prédomine cette ignorance.

Plus de sept Français sur dix sont satisfaits du travail de leur maire, considérant qu’il a accompli un travail « bon » voire « excellent », de façon plus marquée dans les communes de moins de 20 000 habitants. Cependant, seulement la moitié (51 %) souhaitent réélire leur maire actuel ou voter pour le candidat qu’il soutiendra s’il ne se représente pas ; 44 % déclarent qu’ils choisiront de voter pour un autre candidat. À en croire le sondage, les électeurs se fonderont principalement sur le programme des candidats (82 %) et dans une moindre mesure sur leur bilan (77 %) et sur leur personnalité (76 %), mais peu sur leur étiquette politique (57 %) ou sur leur expérience (54 %).

Les raisons de ne pas vouloir réélire le maire sont variées : souhait d’un renouveau politique (34 %), déception face au bilan de mandat (30 %) mais aussi non-adhésion à la personnalité du maire sortant.

Marie Gasnier

* Source : Les Français, leur maire et les élections municipales de 2020, OpinionWay, juin 2019

Cumul des mandats de député et de maire dans les petites communes : pour une meilleure défense à l’échelon national

Deux Français sur trois sont favorables au non-cumul des mandats et les trois quarts considèrent que son interdiction est une bonne chose, indifféremment de la taille de la collectivité à laquelle ils appartiennent. En revanche, parmi les proches du parti Les Républicains, six sur dix seulement plébiscitent cette interdiction. Alors que certains élus préparent une proposition de loi visant à rétablir l’autorisation du cumul des mandats de député et de maire dans les communes de moins de 10 000 habitants, l’institut de sondage a interrogé le panel sur l’effet principal que pourrait avoir cette loi. Réponse : les maires de ces communes, qui seront également députés ou sénateurs, pourraient alors privilégier leur action nationale au détriment de la défense de leur commune (55 %) ; ces communes seront mieux défendues au niveau national (41 %).

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