Le budget du ministère des Outre-mer « se maintient » pour 2020

Finances locales

Le budget du ministère des Outre-mer « se maintient » en 2020 par rapport à 2019, a affirmé vendredi 27 septembre 2019 la ministre des Outre-mer Annick Girardin, avec comme objectifs d’« améliorer le quotidien des ultramarins » et « de renforcer l’accompagnement des territoires ».

Le projet de budget du ministère s’élève à 2,6 milliards en autorisations d’engagements (nouvelles dépenses que le ministère peut réaliser chaque année) mais à 2,5 milliards seulement en crédits de paiements, en baisse de 100 millions par rapport à 2019, notamment à cause « du rythme de consommation de ces crédits par les collectivités, entreprises et opérateurs qui a ralenti ».

« Quand j’étais députée, je faisais partie de ceux qui estimaient qu’on n’était pas au rendez-vous, mais depuis, en me battant pour qu’on mette plus de moyens pour la transformation des territoires, je me rends compte qu’en Outre-mer, on n’a pas suffisamment accompagné les choses pour faire beaucoup d’infrastructures », a déclaré Mme Girardin.

La ministre a cité Saint-Martin, où « on n’a pas réussi à reconstruire assez vite après l’ouragan Irma parce qu’on n’avait pas obligatoirement les forces vives sur le territoire », mais aussi Mayotte et la Guyane, où pour « les écoles, on voit bien qu’on est au taquet dans ce qu’on arrive à faire ».

Le budget du ministère « n’est qu’une petite partie (14 %) de l’engagement total du gouvernement pour les Outre-mer », qui s’élève à 18 milliards d’euros sur l’ensemble des ministères, a-t-elle rappelé.

Pour « améliorer le quotidien des ultramarins », le Fonds exceptionnel d’investissement (FEI) est préservé à 110 millions. Il sert par exemple à financer l’électricité, la gestion des déchets ou la mise en place d’équipement sportifs.

Un effort budgétaire est également maintenu à 90 millions pour la construction d’établissements scolaires.

Pour relancer le logement, le ministère prévoit également 215 millions d’euros.

Le budget compte de nombreux changements de périmètre : la dotation globale d’autonomie de la Polynésie (90,5 millions pour compenser la fin des essais nucléaires en 1996) dépendra désormais d’un prélèvement sur les recettes de l’État.

La réorganisation des services de l’État en Guyane, voulue par Emmanuel Macron et chiffrée à 2,7 millions, passe au ministère de l’Intérieur.

À l’inverse, à la suite d’un rapport de la Cour des comptes faisant état de l’urgence pour la collectivité de Guyane à mettre en place un plan d’économies, le ministère des Outre-mer intègre pour 2020 une dotation de 27 millions pour « soutenir le processus de maîtrise de la dépense en cours de contractualisation avec la collectivité ».

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