Outremer : l’AFD a octroyé 1,6 milliard d’euros dans des projets en 2016

Finances locales

L’Agence française de développement (AFD) a injecté près d’1,6 milliard d’euros dans 149 projets ultramarins publics et privés en 2016, selon un rapport annuel présenté jeudi 20 juillet, en présence de la ministre des Outre-mer Annick Girardin.

« J’ai pu constater à quel point l’AFD est précieuse pour concrétiser, en actes, sur le terrain, la vision d’un monde solidaire que porte notre pays », a d’abord salué Mme Girardin, qui doit se rendre en Nouvelle-Calédonie du dimanche 23 au vendredi 28 juillet.

« Je souhaite que l’AFD décloisonne ses activités internationales et Outre-mer en s’appuyant sur des stratégies régionales de développement durable », a indiqué la ministre, appelant à raisonner « par bassin maritime ». Elle a également appelé l’agence à participer à « une démarche de simplification » des leviers financiers proposés.

C’est la première fois que le ministère des Outre-mer accueillait cette présentation.

« On poursuit notre croissance avec 1,6 milliard d’euros d’engagements », s’est félicité le directeur général de l’AFD Rémy Rioux.

En 2015, l’AFD avait octroyé 1,57 milliard d’euros à des projets ultramarins. En 2016, l’agence qui a conclu un accord avec la Caisse des dépôts, a accordé 1,59 milliard d’euros à travers les Outremer, soit 17 % de son activité mondiale (19 % en 2015).

La Réunion a perçu, comme en 2015, le plus de financements (428 millions d’euros), suivie de près par la Martinique (421 millions d’euros). Viennent ensuite la Nouvelle-Calédonie (286 millions d’euros), la Guadeloupe / Saint-Martin / Saint-Barthélémy (183 millions d’euros), la Guyane (108 millions d’euros), la Polynésie française (79 millions d’euros), Mayotte (48 millions d’euros), Wallis-et-Futuna (14 millions d’euros) et Saint-Pierre-et-Miquelon (0,2 million d’euro).

27 millions d’euros ont quant à eux été consacrés à des projets concernant plusieurs territoires à la fois.

Le secteur public a perçu la majorité des financements (938 millions d’euros, 59 % du total), notamment les régions (345 millions d’euros), départements (47 millions d’euros), communes (137 millions d’euros) et entreprises publiques (217 millions d’euros).

Les entreprises privées restent cependant le premier destinataire des financements (656 millions d’euros, dont 518 millions d’euros de prestations pour Bpifrance).

À titre d’exemple, 27,3 millions d’euros ont été prêtés au Centre Hospitalier de Polynésie française pour renforcer ses soins en psychiatrie. À Mayotte, 22 millions d’euros ont été prêtés pour la reconstruction du site hospitalier de Petite-Terre. En Nouvelle-Calédonie, une société a reçu un prêt de 3 millions d’euros pour un projet de centrale solaire.

Le principal secteur d’intervention reste comme en 2015 le secteur productif (acteurs économiques privés 556 millions d’euros), suivi par les équipements et infrastructures (483 millions d’euros), la cohésion sociale (santé, médico-social, etc 295 millions d’euros) et l’environnement (260 millions d’euros).

 

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