Saint-Étienne tourne la page des emprunts toxiques

Finances locales

Saint-Étienne s’est débarrassée du dernier des emprunts structurés qui ont représenté jusqu’à plus de 60 % de l’encours de sa dette, a annoncé jeudi 24 juin 2021 le maire LR de la ville, Gaël Perdriau.

La municipalité indique avoir trouvé en début de semaine un accord avec la banque irlandaise Depfa pour convertir à un taux fixe de 4,70 % un emprunt à risque souscrit en 2007 et qui courait jusqu’en 2042.
 
Depuis le départ, cet emprunt structuré était resté à 0 % mais il était susceptible de devenir très volatile à partir de 2020, avec un taux basé sur l’évolution de la parité entre euro/franc suisse et euro/dollar.
 
« Le risque potentiel maximal auquel nous étions exposés, calculé par nos conseils et les services de la ville, s’élevait à 120 millions d’euros hors capital », a déclaré à l’AFP Gaël Perdriau.
 
« Nous nous sommes mis d’accord avec Depfa sur un taux fixe de 4,70 % pour les 17,5 millions d’euros de capital restant à rembourser », a-t-il poursuivi, ajoutant que « la banque a accepté de prendre à sa charge 8,4 millions d’euros » de l’indemnité de rupture anticipée qui s’élève à près de 30 millions.
 
Saint-Étienne, dont la part des emprunts dits « toxiques » dépassait 60 % de la dette en 2008, avait ramené ce taux à 27 % en 2014, au terme du mandat de l’ancien sénateur-maire socialiste Maurice Vincent (2008-2014), qui avait présidé l’association Acteurs publics contre les emprunts toxiques (Apcet).
 
La plus grosse partie de ces emprunts structurés avait été souscrite auprès de la banque franco-belge Dexia, le reste avec la Deutsche Bank, la Royal Bank of Scotland et Depfa.

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