À l’issue du mandat, plus de huit collectivités sur dix ont pu appliquer leur stratégie RH

Publié aujourd'hui à 10h30 - par

Malgré un contexte budgétaire contraint, les employeurs territoriaux ont gardé le cap sur leurs objectifs en matière de ressources humaines, selon le baromètre HoRHizons 2026.

À l'issue du mandat, plus de huit collectivités sur dix ont pu appliquer leur stratégie RH
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Le 10e baromètre HoRHizons, publié par les membres de la Coordination des employeurs territoriaux (CET), offre une photographie des ressources humaines territoriales à la veille des élections municipales*. Alors que le mandat du bloc local touche à sa fin, dans un contexte financier très incertain, le baromètre 2026 analyse la stratégie menée par les employeurs territoriaux depuis six ans, sur cinq thèmes principaux. Outre la stratégie RH mise en œuvre pendant le mandat, il restitue des indicateurs sur la masse salariale, le recrutement, la formation et la protection sociale complémentaire. Le baromètre confirme que les employeurs territoriaux s’attachent à fidéliser les agents pour assurer la continuité du service public et à proposer des perspectives de carrière attractives.

Plus de huit employeurs territoriaux sur dix (83,3 %), y compris les communes de moins de 3 500 habitants (à 81,1 %) estiment avoir réussi à mettre en œuvre la stratégie RH définie en début de mandat. Ce, malgré des évolutions normatives importantes et instables et des contraintes budgétaires importantes, liées à la crise sanitaire et à l’inflation notamment, qui ont limité les marges de financement des politiques RH.

Les principales préoccupations des employeurs ont concerné la protection des agents (91,2 %), la qualité de vie au travail (88,3 %) mais aussi la maîtrise de la masse salariale (86,7 %). Ce qui « traduit la volonté de mettre en place une politique RH de stabilisation plutôt que de transformation », selon la CET. Le dialogue social, les rémunérations (75,9 %) et le temps de travail (71,7 %) ont également fait partie des axes RH stratégiques du mandat.

Le baromètre identifie les freins dans la mise en œuvre de la politique RH territoriale : un cadre normatif en perpétuelle évolution, parfois complexe à appliquer (66,7 %), et l’insuffisance de ressources financières (64,4 %) et humaines (57,6 %). Des tensions qui entraînent une charge croissante sur les gestionnaires RH et « réduisent mécaniquement les marges de manœuvre pour conduire des projets structurants ».

L’enjeu : offrir des perspectives d’emploi et des conditions de travail renouvelées

Plus de six collectivités sur dix (60,6 %) ont renforcé l’accès à la formation de leurs agents, dans une moindre mesure pour les communes de moins de 3 500 habitants. Ce chiffre traduit une « prise de conscience de l’importance de la formation comme levier d’adaptation dans un contexte de tensions sur les recrutements, d’évolutions des métiers et des besoins en compétences », précise la CET. En outre, une collectivité sur deux a renforcé les formations de professionnalisation.

Bien qu’elle soit obligatoire depuis le 1er janvier 2025, la participation à la prévoyance complémentaire (PSC), de 7 euros par mois minimum, intéresse encore peu les agents ; 40 % des employeurs territoriaux seulement déclarent que plus de la moitié de leurs agents l’ont sollicitée.

Ce baromètre dessine l’enjeu du prochain mandat pour les employeurs territoriaux : comment offrir des perspectives d’emploi et des conditions de travail renouvelées au sein des collectivités, malgré un contexte financier incertain ?

Martine Courgnaud – Del Ry

* Réalisée du 23 octobre au 12 décembre 2025, cette enquête a été menée par téléphone auprès de 1 006 collectivités employeurs.

Une priorité : maîtriser la masse salariale

Le pilotage de la masse salariale dans les politiques RH n’a cessé de progresser parmi les priorités : + 5,2 points par rapport au baromètre 2025. Pour réduire la masse salariale, les communes de moins de 3 500 habitants agissent davantage sur la tarification des services publics, plutôt que redéfinir leurs besoins ou différer les recrutements. Les intercos réfléchissent à de nouveaux modes de gestion (81,1 %), notamment à la mutualisation.
En cette fin de mandat, plus d’une collectivité sur deux (54 %) n’envisage pas de recruter. Certains secteurs sont davantage touchés par les difficultés de recrutement : services techniques (40,2 %), administration générale (17,2 %), enfance, éducation, jeunesse (16 %) et petite enfance (10,6 %).


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