Marylise Lebranchu assure que "la fonction publique n'est pas un poids"

Fonction publique

La ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, Marylise Lebranchu a affirmé mardi 3 juillet que la fonction publique n’était « pas un poids » et a promis de poursuivre les réformes « avec des objectifs complètement différents de l’ancienne majorité ».

« Il faut arrêter d’avoir une image de la fonction publique qui soit un poids. La fonction publique n’est pas un poids, c’est un formidable levier de redressement économique et social », a déclaré Marylise Lebranchu lors des rencontres des Acteurs publiques, organisées par le magazine du même nom.

Ces propos interviennent au lendemain de la publication d’un rapport de la Cour des comptes qui relève que la masse salariale de la fonction publique (5,3 millions d’agents) constitue « le principal enjeu budgétaire » dans la mesure où elle représente 13,6 % du produit intérieur brut (PIB), soit 260 milliards d’euros.

Dans ce rapport, la Cour note que l’objectif du gouvernement visant à stabiliser les effectifs globaux de l’État (2,4 millions d’agents), exclut toute marge de manœuvre budgétaire pour mieux rémunérer l’ensemble des agents (État, Territoriale et Hospitalière).

Au cours du précédent quinquennat, la Révision générale des politiques publiques (RGPP) a engendré la suppression de plus de 150 000 postes dans la Fonction publique d’État avec la règle du non remplacement d’un départ à la retraite sur deux, une partie des économies dégagées revenant aux agents.

Mme Lebranchu a indiqué que la Conférence sociale des 9 et 10 juillet serait l’occasion de faire un « premier état des lieux » et d’établir un calendrier, notamment en ce qui concerne les carrières et les rémunérations des agents. Elle a également assuré que l’arrêt de la RGPP ne signifiait pas la fin des réformes.

Selon elle, « la réforme de l’action publique sera l’une des grandes priorités du quinquennat », même si celle-ci sera menée « dans un esprit et selon des objectifs complètement différents » du précédent gouvernement. Mais, a-t-elle ajouté, relevant que les auditeurs n’avaient sans doute « presque que ça en tête », ce n’est pas parce que le gouvernement y est « contraint par la situation des finances publiques ». En matière de décentralisation, elle a jugé que « là encore, le chantier est à reprendre » et promis un texte « à l’automne ».

 

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