Télétravail : un réseau inédit de douze "télécentres" dans les Côtes-d'Armor

Fonction publique

Une dizaine de communes des Côtes-d’Armor ont créé, en février, un réseau inédit de « télécentres » pour salariés en télétravail, afin de répondre au développement de cette pratique et de garder les actifs dans les territoires ruraux, a-t-on appris auprès de l’Agence de développement du département.

Salle de réunion, imprimante, téléphone, connexion internet, visio-conférence, machine à café voire espace-cuisine : dix télécentres, d’une capacité de un à cinq postes de travail, ont déjà ouvert leurs portes, et deux autres suivront en avril. Un treizième centre devrait également voir le jour prochainement sur une aire de repos d’une voie rapide, près de Rennes.

L’idée des télécentres a émergé de façon « assez naturelle » afin de développer l’attractivité du territoire pour les entreprises et les actifs, alors « qu’on sent un vrai besoin en termes de bureaux partagés », a expliqué à l’AFP Yohann Quilgars, chargé du projet au sein de l’Agence de développement économique et territorial des Côtes-d’Armor. Le but est aussi « de garder des actifs » dans les territoires ruraux, éloignés des bassins d’emploi, ajoute-t-il.

La palette d’utilisateurs potentiels est large, avec par exemple des salariés ayant passé un accord de télétravail avec leur entreprise mais qui souhaitent exercer dans un cadre professionnel séparé du domicile. Il y a aussi les propriétaires de résidences secondaires ayant besoin d’un environnement professionnel pour prolonger leur séjour et les travailleurs nomades – commerciaux, journalistes… – « qui galèrent pour travailler entre deux rendez-vous », affirme Yohann Quilgars.

Les télécentres, hébergés dans des pépinières d’entreprises, des sièges de communautés de communes ou encore une ancienne école, sont ouverts à la location à la demi-journée (6 à 40 euros), à la journée ou sur des créneaux réguliers avec abonnement.
 

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