Réforme territoriale : Grenoble fait un premier pas vers la mise en œuvre de sa métropole

Intercommunalité

Le conseil communautaire de l’agglomération de Grenoble (La Métro) a validé vendredi 7 novembre le transfert de compétences économiques, touristiques et de voirie des communes membres vers sa future métropole, qui entrera en fonctionnement le 1er janvier 2015 dans le cadre de la réforme territoriale.

Les élus ont adopté les trois délibérations qui confèreront notamment à la future métropole de l’agglomération grenobloise – qui regroupera 49 communes et 440 000 habitants – la responsabilité de la politique de développement de ces trois domaines d’activité. « C’est un grand pas de franchi. Nous vivions un véritable morcellement de notre territoire. Sa porte d’entrée se doit d’être plus simple », a réagi le président PS de la Métro Christophe Ferrari au cours des débats.

En matière d’économie, c’est à la future métropole que reviendra notamment « la promotion du tourisme d’affaires, le soutien à l’université, au commerce, à l’artisanat, aux pôles de compétitivité et à l’innovation ».

« Ne soyons pas dans le simple plaisir de créer une structure. Cette délibération doit s’accompagner d’un schéma stratégique du territoire. Le développement économique doit désormais impacter toute l’agglomération, et plus seulement certaines zones », a-t-il affirmé, soulignant que « la question n’est pas de s’opposer à Lyon ».

La future métropole de l’agglomération remplacera par exemple les communes dans la promotion du tourisme. Elle se substituera également à elles pour la création, la direction et le financement des offices du tourisme, dédiés à sa promotion.

Au total, ce sont aussi « plus de 500 nouveaux agents » compétents dans ces trois secteurs qui pourraient rejoindre à terme le millier de personnes qui composent déjà le personnel la Métro, indique cette dernière.

Les débats se sont toutefois davantage crispés au moment d’évoquer l’avenir du Syndicat Mixte des Transports en Commun (SMTC) de l’agglomération grenobloise, qui gère les transports publics depuis 41 ans. La modification de ses status ou sa disparition totale, rendus irréversibles par l’avènement de la métropole, divise la Métro et le conseil général de l’Isère, qui le pilotent et le financent actuellement à parts égales.

« Cette séparation est douloureuse collectivement. Mais l’important, c’est le service aux usagers. Sachons ne pas faire appel à nos passions, mais à notre raison car le SMTC est un des organes vitaux de cette agglomération », a conclu M. Ferrari.
 

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