L’aide à la vie partagée (AVP) pourrait concrétiser « 600 projets de colocations »

Personnes âgées

L’aide à la vie partagée (AVP), nouveau bonus financier pour les personnes âgées ou handicapées, qui désireraient s’installer ensemble dans un habitat inclusif, devrait concerner quelque 600 « colocations » d’un nouveau genre d’ici à 2022, a indiqué mardi 12 janvier 2021 Sophie Cluzel.

Mise en place depuis le 1er janvier, cette aide permet de financer l’installation de plusieurs personnes dans de petites unités de logement situées dans les centre-villes. Vivant dans des espaces privatifs, elles y partageraient des espaces communs et un « projet de vie sociale ».

« C’est une offre qui permet à un groupe entre cinq et dix personnes d’être en colocation, tout en bénéficiant d’un accompagnement et d’une aide individualisée », a détaillé devant la presse la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, vantant « une alternative lorsque la vie en établissement n’est pas souhaitée ou nécessaire, mais que la vie chez soi, comme avant, n’est plus possible ».

La création de cette aide – inspirée d’un rapport sur l’habitat inclusif commandé par le gouvernement à Denis Piveteau, conseiller d’État, et Jacques Wolfrom, président du comité exécutif du groupe immobilier Arcade – avait fait l’objet fin 2020 d’un amendement du gouvernement au budget de la Sécurité sociale. 

Son coût est estimé à 4,5 millions d’euros en 2021, puis à 20 millions d’euros en 2022, « année pleine » où davantage de projets devraient voir le jour, a précisé Mme Cluzel.

Selon elle, « quelque 600 projets de colocations » pourraient naître d’ici à fin 2022 dans une trentaine de départements « pilotes ».

Ouverte sous conditions de ressources aux personnes de plus de 65 ans et aux personnes handicapées – sans condition d’âge – l’aide à la vie partagée (AVP) permet concrètement de financer une aide humaine pour réguler et organiser la vie quotidienne du logement. 

Son montant, financé jusqu’à fin 2022 à 80 % par l’État (via la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie) et à 20 % par les départements, n’a pas été précisé par la secrétaire d’État.

Pour que l’AVP puisse être perçue, le bailleur ou le porteur du projet devra avoir passé une convention avec le département.

Le logement, du parc privé comme social, devra en outre être situé près des transports, des commerces et des services pour « favoriser la mixité et lutter contre l’isolement » des personnes, a souligné Mme Cluzel.

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