Quarantaine : les députés veulent protéger les enfants victimes de violences

Protection de l'enfance

Les députés ont adopté, mercredi 6 mai 2020, en commission un amendement LFI pour empêcher une cohabitation des enfants victimes de violences avec leurs parents violents, en cas de quarantaine en raison de l’épidémie du coronavirus.

L’amendement présenté par l’Insoumis Alexis Corbière au projet de loi de prolongation de l’état d’urgence sanitaire prévoit que les enfants victimes de violences « ne peuvent être mis en quarantaine, placés ou maintenus en isolement, ou être amenés à cohabiter dans le même domicile que l’auteur de ces violences lorsque celui-ci est mis en quarantaine, placé ou maintenu en isolement ».

« Si l’éviction de l’auteur des violences ne peut être exécutée, un  lieu d’hébergement permettant le respect de leur vie privée et familiale leur est attribué », ajoute le texte, « pourquoi pas par la réquisition de chambres d’hôtels », selon Alexis Corbière.

Cet amendement intervient après une mesure votée à l’unanimité au Sénat sur proposition du PS pour éviter aux femmes victimes de violences d’être placées en quarantaine avec leurs conjoints violents.

« L’amendement du collègue Corbière s’inspire du travail fait par le Sénat sur les femmes victimes de violences conjugales, ça va dans le bon sens », a réagi la rapporteure LREM Marie Guévenoux, en le complétant simplement par un sous-amendement de précision.

« Enfin, un amendement de La France Insoumise adopté par LREM », s’est réjoui Alexis Corbière sur Twitter.

Période particulièrement à risque pour les femmes et les enfants victimes de violences, le confinement a entraîné une hausse de 40 % des interventions policières à domicile, selon le ministère de l’Intérieur.

Les députés examinent le projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire, qui prévoit notamment des mesures de quarantaine et d’isolement pour couper la chaîne de contamination du Covid-19.

Ils ont également adopté en commission un amendement de la députée LREM Laëtitia Avia pour mettre fin aux prolongations de plein droit des détentions provisoires dès la fin du confinement le 11 mai 2020.

Et ils ont donné leur feu vert à une prolongation de l’état d’urgence jusqu’au 10 juillet, comme l’a voté le Sénat, au lieu du 24 juillet 2020 comme le prévoyait initialement le projet de loi.

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