Fonctionnaires: "le gel du point d'indice ne peut pas être éternel"

Rémunération

Le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a estimé mercredi 18 juin que le gel du point d’indice ne pouvait « pas être éternel » pour réduire la masse salariale publique, et que cette mesure ne permettrait pas au gouvernement de remplir les objectifs qu’il s’est lui-même fixés pour 2014.

Le gel du point d’indice qui court depuis quatre ans « ne peut pas être éternel », a estimé M. Migaud sur RMC-BFMTV, au lendemain de la publication du rapport sur « La situation et les perspectives des finances publiques ». C’est pour cela, affirme-t-il que la Cour « dit qu’il faut réfléchir à la question des effectifs, à la question de la durée du travail ».

« Nous apprécions la situation par rapport aux objectifs qui sont définis non pas par la Cour des comptes mais par le pouvoir politique c’est-à-dire par le gouvernement et le parlement », a rappelé M. Migaud.

Il a répété que le gouvernement avait décidé fin avril dans le programme de stabilité de limiter l’augmentation de la masse salariale publique à 250 millions en 2014.

Naturellement, au vu des années précédentes, la masse salariale devrait augmenter de 1,4 milliard d’euros. Or, rappelle M. Migaud, grâce aux mesures de gel du point d’indice et de réductions de certaines mesures catégorielles, l’augmentation sera réduite à 750 millions.

« Nous disons que si le gouvernement veut respecter cet objectif de 250 millions d’euros, les mesures qu’il a prises ne suffisent pas, ou alors il faut remettre en cause cet objectif », a-t-il assuré.

« Vous ne pouvez pas indéfiniment geler le point d’indice, l’État est obligé aussi d’avoir une politique salariale donc il doit se poser aussi d’autres questions », a-t-il insisté.

 

Source : Situation et perspectives des finances publiques 2014, Cour des comptes, rapport du 17 juin 2014
 

Copyright © AFP : « Tous droits de reproduction et de représentation réservés ». © Agence France-Presse 2014

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