Baisse de 1 % du salaire net moyen dans la fonction publique hospitalière en 2018

Santé

Le salaire net moyen dans la Fonction publique hospitalière a diminué de 1 % en euros constants en 2018 comparé à 2017, après quatre ans consécutifs de hausse, selon des chiffres de l’Insee publiés le 30 septembre 2020.

En 2018, un agent de la fonction publique hospitalière (FPH) percevait en moyenne 2 308 euros net par mois en équivalent temps plein (EQTP). Cette moyenne prend en compte tous les salariés des hôpitaux et des établissements médico-sociaux, qu’ils soient fonctionnaires, contractuels ou personnels médicaux, précise l’Insee.

Le salaire net moyen augmente de 0,9 % en euros courants par rapport à 2017. Mais corrigé de l’inflation, c’est-à-dire en euros constants, il diminue de 1 %, après quatre années consécutives de hausse, détaille l’organisme.

Cette baisse s’inscrit dans un contexte d’absence de revalorisation du point d’indice, après deux augmentations successives de 0,6 %, en juillet 2016 et février 2017.

Elle s’explique aussi par le report à 2019 de la poursuite de l’application du protocole relatif aux parcours professionnels, aux carrières et aux rémunérations de la fonction publique (PPCR) pour les fonctionnaires, mis en place par le précédent gouvernement et qui visait à revaloriser les carrières des agents publics en échange de leur allongement.

Le salaire net moyen des fonctionnaires de la FPH diminue de 1,2 % en euros constants. Celui des fonctionnaires de catégorie C (les moins rémunérés) diminue de 1,3 % à 1 830 euros par mois. Celui de la catégorie B diminue de 1,6 % à 2 371 euros et celui de la catégorie A de 1,8 % à 2 597 euros mensuels.

Pour les contractuels, il baisse plus modérément (- 0,6 %), à 1 658 euros, principalement en raison du fort recul du nombre de contrats aidés, moins rémunérés. Hors bénéficiaires de contrats aidés, le salaire net moyen des contractuels baisse de 1,6 %.

En revanche, celui des personnels médicaux résiste (- 0,1 %) à 5 654 euros par mois. Il s’agit des agents publics médecins, chirurgiens-dentistes ou pharmaciens des établissements publics de santé qui, sauf exceptions, n’ont pas le statut de fonctionnaire.

En 2018, les disparités salariales dans la FPH augmentent légèrement, les salaires les plus élevés diminuant moins que les autres en termes réels.

Le salaire net des femmes, qui représentent plus de trois agents sur quatre dans la FPH (90 % des aide-soignants et 50 % des médecins), est inférieur de 20,8 % à celui des hommes. À profil identique, l’écart salarial est de 3,7 %.

Fin 2018, près de 1,1 million de personnes étaient agents de la FPH, représentant un volume de travail sur l’année de 1 million d’équivalents temps plein répartis pour 87 % dans les hôpitaux et 13 % dans les établissements médico-sociaux, dont 9 % dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées.

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