Covid-19 : le deuxième vaccin arrive

Santé

Les premières doses du vaccin Moderna seront acheminées, à compter de ce lundi 11 janvier, dans les territoires les plus touchés par l’épidémie.

Après avoir reçu une autorisation de mise sur le marché européen le 6 janvier 2021, le vaccin développé par la société américaine Moderna a fait l’objet d’une recommandation de la Haute autorité de santé (HAS), à l’instar du vaccin développé par les sociétés Pfizer et BioNTech. Utilisant la même technologie dite « à ARN messager », ces deux vaccins peuvent donc être utilisés indifféremment dans le cadre de la stratégie vaccinale proposée par la HAS et mise en œuvre par le gouvernement. L’autorisation du vaccin Moderna « nous permet de disposer, dès cette semaine, de plus 50 000 doses de vaccin supplémentaires. J’ai souhaité que ces doses soient allouées aux régions les plus touchées par la pandémie. Ces doses pourront être administrées dès la semaine prochaine, lorsqu’elles seront arrivées sur les lieux de vaccination », a déclaré le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, ce dimanche 10 janvier 2021.

Sur le plan logistique, le vaccin Moderna présente des contraintes moins lourdes, notamment en termes de température de stockage (- 20° C) et de durée de conservation décongelé (30 jours), même si celles-ci demeurent fortes, souligne le ministre. D’ici à fin juin, ce sont près de 8 millions de doses qui sont attendues pour le vaccin Moderna, a assuré Olivier Véran.

L’autorisation de ce deuxième vaccin anti-Covid ouvre la voie à une première livraison de doses dès ce lundi 11 janvier, pour un volume de 5 160 flacons contenant chacun 10 doses de vaccin, qui vient s’ajouter aux livraisons hebdomadaires du vaccin Pfizer. Le ministre des Solidarités et de la santé a souhaité, une fois la livraison vérifiée par les pharmaciens partenaires de Santé publique France, que ces doses supplémentaires puissent bénéficier en priorité aux régions dans lesquelles l’épidémie est la plus active. À savoir : Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les établissements de santé suivants seront donc approvisionnés dans la semaine et, à travers eux, les centres de vaccination désormais ouverts dans leurs départements et/ou région :

  • Mulhouse,
  • Colmar,
  • Strasbourg,
  • Reims,
  • Nancy,
  • Metz,
  • Lons-le-Saunier,
  • Besançon,
  • Dijon,
  • Moulins,
  • Nice,
  • Toulon.

Le circuit de distribution du vaccin Moderna, dont les livraisons se poursuivront sous quinzaine et monteront en charge dans le courant du premier trimestre, aura vocation, dans les prochaines semaines, à basculer vers le circuit officinal « qui maille la France de manière extrêmement fine », selon le ministère. Afin, d’une part, de ne pas massivement surcharger la gestion des pharmacies hospitalières des établissements pivots et, d’autre part, de préparer l’arrivée sur l’ensemble du territoire des autres candidats vaccins, qui seront intégrés à ce même circuit.

Les travaux avec les professionnels de santé, notamment les médecins, les pharmaciens et les grossistes-répartiteurs, « se poursuivent dans le cadre de concertations étroites et d’échanges directs toutes les semaines, afin d’anticiper au mieux », conclut le ministère des Solidarités et de la Santé.

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