« Health Data Hub », un laboratoire d’exploitation des données de santé

Santé

La mission de préfiguration du laboratoire d’exploitation des données de santé doit rendre ses conclusions fin septembre 2018.

À la suite de la remise du rapport Villani, le président de la République a présenté la création d’un « Health Data Hub » comme l’un des points forts de la stratégie intelligence artificielle française.

La ministre des Solidarités et de la Santé a donc lancé, le 12 juin, une mission de préfiguration de ce laboratoire d’exploitation des données de santé. Celle-ci est pilotée par trois experts : Dominique Polton, présidente de l’Institut national des données en santé (INDS), Marc Cuggia, professeur d’informatique médicale et praticien hospitalier au CHU de Rennes, et Gilles Wainrib, président fondateur de la start-up Owkin. La mission devra rendre ses conclusions fin septembre 2018.

« L’analyse des données de santé et le développement de l’intelligence artificielle vont transformer en profondeur notre système de santé pour le plus grand bénéfice des patients, assure le ministère. Ils permettront, notamment, de mieux évaluer l’efficacité thérapeutique, d’automatiser de nombreux processus dans les établissements de santé, de développer la médecine personnalisée et d’accompagner les professionnels de santé ».

La France dispose d’un patrimoine « exceptionnel » de données de santé, auquel les acteurs publics et privés ont accès depuis la loi du 26 janvier 2016 qui crée le Système national des données de santé (SNDS). Cette base de données médico-administrative est l’une des plus importantes d’Europe. La première mission du « Hub » sera de favoriser la mise en œuvre de l’élargissement du SNDS aux données cliniques. Les données recueillies au cours des soins réalisés en France ont vocation à intégrer le Système national de santé de manière totalement anonymisée et dans le respect des droits des individus garantis par le RGPD (Règlement général sur la protection des données), qui est entré en vigueur fin mai, et la législation française.

La mission de préfiguration devra proposer des principes de mise en œuvre de cet élargissement, ainsi qu’une feuille de route opérationnelle pour les trois années à venir.

En outre, le « Hub » permettra aux utilisateurs d’exploiter les données de santé de manière plus efficace, explique le ministère. En effet, il rassemblera des plateformes d’hébergement, des outils d’exploitation et les compétences nécessaires à l’émergence d’usages innovants. En particulier, il a pour ambition de créer une synergie entre les initiatives prometteuses qui se développent actuellement de manière déconnectée. Le deuxième objectif de la mission consiste à concevoir cet écosystème en lien avec les utilisateurs.

Posté le par

Recommander cet article

Réagissez à cet article sur le forum