Le gouvernement présente sa stratégie de prévention en santé

Santé

La nouvelle stratégie nationale de santé sera élaborée d’ici la fin de l’année, vient d’annoncer la ministre des Solidarités et de la Santé.

À l’occasion du Conseil des ministres de rentrée, le mercredi 30 août, la ministre des Solidarités et de la Santé a présenté une communication relative à la stratégie de prévention en santé. « L’état de santé des Français est globalement bon, avec une espérance de vie à la naissance de 82,3 ans en moyenne.

Elle est parmi les meilleures dans le monde, a rappelé Agnès Buzyn. Mais la situation ne peut pour autant être considérée comme satisfaisante. Tous les ans, nombre de morts pourraient être évités. » Ainsi, chaque année, le tabagisme est responsable de 73 000 décès et la consommation excessive d’alcool de 49 000. Et, en 2020, la France devrait compter 548 000 personnes atteintes d’une pathologie chronique de plus qu’en 2015, a annoncé la ministre. Voilà pourquoi le gouvernement a fait de la prévention l’une de ses priorités.

La prévention et la promotion de la santé seront « un axe central de la nouvelle stratégie nationale de santé élaborée d’ici la fin de l’année », indiqué Agnès Buzyn.

Les principaux objectifs portent sur la promotion d’une alimentation saine et de l’activité physique, la prévention des maladies infectieuses, la lutte contre les conduites addictives, la promotion de la santé mentale, d’un environnement et de conditions de travail favorables à la santé, l’amélioration du dépistage et la prévention de la perte d’autonomie. « Une attention particulière sera apportée aux enfants et aux jeunes », a précisé la ministre.

Un plan national de santé publique rassemblera, dans un suivi commun, les nombreux plans de santé publique existants, en particulier ceux portant sur des actions de prévention. « Il leur donnera un cadre partagé et permettra d’en renforcer la cohérence prévoit Agnès Buzyn. Ses objectifs et son suivi seront basés sur les résultats obtenus en matière d’expérience patients et d’amélioration de la santé. »

Le service sanitaire pour tous les étudiants en santé aura pour vocation de familiariser les futurs professionnels de santé avec les enjeux de prévention et promotion de la santé et, devra permettre de réaliser des actions de prévention dans des milieux comme l’école ou les entreprises.

Une mission conjointe entre le ministère des Solidarités et de la Santé et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation sera lancée en septembre, afin de formuler des propositions de mise en œuvre d’ici la fin de l’année.

« La prévention doit être la préoccupation de tous », a insisté la ministre. L’implication des professionnels de santé dans la prévention sera renforcée dans le cadre d’accords conventionnels. Les outils de formation et d’information des professionnels de santé évolueront pour mieux intégrer la prévention.

Mais la prévention et la promotion de la santé doivent aussi devenir la préoccupation de toutes les politiques publiques et devenir une part intégrante de la culture et des objectifs de nombreux services publics, des collectivités locales, des entreprises, ainsi que d’autres acteurs de la société civile, « parce que quand on agit sur l’environnement, sur le sport, sur les conditions économiques et d’emploi, sur le logement, sur l’école, on agit sur la santé », a expliqué Agnès Buzyn.

Une bonne prévention de la santé des enfants et des jeunes est « un élément essentiel de réussite. » Les ministères des Solidarités et de la Santé et de l’Éducation nationale renforceront donc leur coopération autour de la médecine scolaire et de la formation à une alimentation et des modes de vie sains.

Par ailleurs, la recherche et l’innovation en santé publique doivent être développées au bénéfice des politiques de prévention, afin de définir constamment des indicateurs pertinents et des méthodes efficaces, et de tirer le meilleur parti des expériences étrangères.

Le programme national de recherche en santé publique de la stratégie nationale de santé sera mené en étroite coordination avec le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Un comité interministériel pour la santé sera réuni par le Premier ministre dans le courant du mois de novembre. « C’est en faisant de la prévention et de la promotion de la santé une priorité que la France pourra passer de la situation qu’elle connaît – celle d’un pays avec un très bon système de soins – à ce qui doit être son objectif : devenir un pays ayant, dans tous les domaines, un excellent système de santé », a conclu la ministre des Solidarités et de Santé.

Posté le par Rédaction Weka

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