Action cœur de ville présente son bilan à mi-parcours

Urbanisme

Lancé en 2018, le programme Action cœur de ville intervient dans la revitalisation et l’attractivité des villes moyennes, et favorise la relance territoriale et écologique. En moins de trois ans, il a déjà permis de lancer plus de 3 000 actions dans 222 communes.

Alors que la crise sanitaire a révélé chez de nombreux Français le désir de quitter les grandes agglomérations, les villes moyennes poursuivent leur démarche de rénovation, visant à créer des centres plus attractifs, au cadre de vie épanouissant. Le programme Action cœur de ville, qui vient de publier son bilan à mi-parcours, joue un rôle majeur en la matière. Lancé en 2018 pour cinq ans par le ministère de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales et piloté par l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), il a déjà permis de lancer plus de 3 000 actions dans 222 communes : centres-villes revitalisés, habitats et espaces publics rénovés, patrimoine revalorisé… Et il participe à la relance : « Action cœur de ville, s’appuyant sur des collectivités dynamiques formant une armature territoriale unique en Europe, est pleinement mobilisée pour la relance territoriale et écologique dans notre pays », rappelle ainsi Rollon Mouchel-Blaisot, son directeur. Sur les 5 milliards d’euros prévus à terme, l’ensemble des engagements financiers d’Action cœur de ville s’élevait déjà à plus de 2 milliards d’euros au 1er janvier dernier.

Les financements sont multiples. L’État participe (334 millions d’euros engagés à ce jour) à travers des moyens de droit commun, fléchés en priorité sur le programme (dotation de soutien à l’investissement local, dotation d’équipement des territoires ruraux, fonds national d’action et de développement du territoire, crédits déconcentrés des ministères), par des dispositifs spécifiques prévus dans le cadre de la relance (fonds friches, fonds de restructuration des locaux d’activité) et en apportant un soutien en ingénierie. La Banque des territoires (840 millions d’euros engagés) intervient en ingénierie, études, assistance à maîtrise d’ouvrage ; elle finance des démarches innovantes, ou encore aide à la relance de l’activité économique du territoire. Action logement s’investit dans la lutte contre les fractures territoriales, en encourageant notamment la réalisation de logements de haute qualité pour attirer les salariés des bassins de vie et assurer le rayonnement des villes participantes : 550 millions d’euros sont déjà engagés pour financer 830 opérations dans 185 villes (9 300 logements dont près des deux tiers dans le parc social). Pour sa part, l’Anah aide à requalifier les quartiers anciens dégradés, par divers dispositifs, pour un montant de 373 millions d’euros engagés.

Indicateurs de vacance commerciale et de taux de vacance des logements, baromètre du prix de l’immobilier… : le programme Action cœur de ville fait l’objet d’une évaluation collective annuelle de grande ampleur, à laquelle participent un grand nombre de structures publiques et privées. À côté d’un comité national d’évaluation, les 222 villes y contribuent localement, à l’aide d’un kit spécifique d’auto-évaluation, disponible depuis fin 2020. Des sondages effectués auprès des habitants mesurent leur attachement au cœur de ville : 84 % des Français préfèrent vivre dans une ville moyenne plutôt que dans une métropole*.

Marie Gasnier

*Sondage IFOP Villes de France, en partenariat avec l’ANCT et la Banque des territoires

Plus de 7 000 projets en cinq ans

En cinq ans, grâce au programme Action cœur de ville, plus de 7 000 projets verront le jour, couvrant cinq axes thématiques (réhabilitation restructuration de l’habitat en centre-ville, développement économique et commercial, accessibilité, mobilités et connexions, mise en valeur de l’espace public et du patrimoine, accès aux équipements et services publics), ainsi que deux axes transversaux : transition écologique et participation citoyenne. Une part importante est laissée à l’innovation et à la smart city.

Quelques exemples de projets : transformation numérique des entreprises, commerces, artisans et professions libérales (Brive-la-Gaillarde), création d’un pôle culturel à Laval, implantation d’un atelier de maroquinerie en centre-ville (Châteauroux), création d’un nouveau théâtre, lieu de spectacles et de rencontre (Beauvais), valorisation patrimoniale d’une friche industrielle sur le port de Niort par un parcours urbain sur la Sèvre niortaise, création d’un campus connecté et d’une école de cuisine (Nemours), création d’un tiers lieu étudiant (Grasse)…

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