Développer le commerce de centre-ville

Urbanisme

Des commerces dynamiques sont indispensables à l’attractivité des centres-villes. Un guide du Conseil du commerce de France présente les outils et des retours d’expériences.

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Urbanisme L’urbanisme et la loi ALUR : 1 an après Voir le dossier

Après avoir évalué l’offre commerciale dont elle dispose et défini les commerces nécessaires dans la ville et souhaités par la population, la commune doit élaborer une stratégie et un plan d’actions. Tours (Indre-et-Loire) a ainsi évalué, en pourcentage de la surface commerciale totale, la répartition des activités par catégorie : alimentaire, supermarchés, équipement de la personne, de la maison, culture loisirs, hygiène santé beauté, services. Elle s’est ensuite penchée en détail sur les principaux secteurs ainsi que sur la structuration du centre-ville et l’offre de transports. Les chambres de commerce et d’industrie (CCI) peuvent aider les communes à élaborer cet état des lieux.

Redynamiser le centre-ville exige une réflexion large : aménagement du territoire, plan de déplacement urbain favorable au commerce, diversification des enseignes, mise aux normes des points de vente, valorisation (esthétique, signalétique…), logistique, transition numérique… Il convient de réfléchir particulièrement à l’organisation des livraisons, en particulier sur le « dernier kilomètre », et au  retrait des achats.

Les habitants de Sceaux (Hauts-de-Seine) qui achètent par internet des  produits auprès des commerçants de la ville peuvent les récupérer dans une consigne automatique. Gérée par la poste, située près de la gare RER, elle est accessible depuis la rue, 24h/24 et 7j/7 pendant dix jours.

Le guide* suggère de maintenir une offre diversifiée (alimentaire, marché couvert, points multiservices…) et d’inclure le dynamisme touristique dans la stratégie. Comme Reims, qui a conçu une application mobile pour informer les touristes : commerces, horaires, bons plans… La géolocalisation guide les clients et leur trouve une place dans un parking.

Dialoguer avec les commerçants est indispensable. La mairie peut nouer des partenariats (associations de commerçants, la CCI, conseil général, office du tourisme, médias, entreprises…) autour d’animations : événements ponctuels, semaines commerciales, braderies, concours de vitrines… Elle peut aussi former un « chargé du commerce » ou « manager de centre-ville ». Il rencontrera les commerçants et développera l’animation et l’attractivité commerciales en agissant directement sur l’organisation : encadrement des mutations commerciales, identification des locaux vacants, développement d’enseignes…

Il est également possible de créer un office de commerce. Réunissant mairie, CCI, chambre de métiers, associations de commerçants et office du tourisme, il facilite l’animation et le  dialogue autour du commerce de centre-ville.

 

Marie Gasnier

 

* Source : Guide du commerce de centre-ville, Conseil du Commerce de France

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