Les managers de centre-ville font dix propositions pour préserver le commerce de proximité

Urbanisme

Le prochain congrès du Club des managers de centre-ville, le 21 juin, aura pour thème le développement et la sauvegarde du commerce en centre-ville. Un « livre vert » de propositions sera remis au Sénat à cette occasion.

Comment sauvegarder les commerces de centre-ville, concurrencés par les grandes surfaces commerciales ? À l’occasion de son 3e congrès national, qui se tiendra à Paris le 21 juin, le Club des managers de centre-ville et de territoire (CMCV) fera une dizaine de préconisations pour qu’ils puissent continuer à se développer en milieu urbain. Quelques exemples. Le CMCV propose notamment d’harmoniser les documents d’urbanisme, en créant un périmètre d’intervention unique, afin de faciliter leur adoption et de renforcer leur efficacité. Intitulé « périmètre d’intervention, d’initiative et de développement » (PIID), il serait tourné vers l’avenir, contrairement aux périmètres de sauvegarde, dont le but est de préserver le passé.

Le club souhaite aussi que certaines cellules commerciales puissent être regroupées pour offrir de plus grandes surfaces, propices à attirer des enseignes qui souhaiteraient être présentes en centre-ville mais ne trouvent pas de locaux d’une taille suffisante. Il s’agirait ainsi de favoriser la création de surfaces commerciales proposant les meilleurs ratios financiers, au travers d’un réel remembrement commercial. « En effet, la rentabilité du m2 commercial dans les centres-villes devrait être plus importante, précise Christophe Baraston, premier vice-président du Club des managers de centre-ville. Car lorsqu’une ville peut accueillir des magasins comme la Fnac ou les Galeries Lafayette, cela donne un « plus » à son centre ». Parallèlement, il faudrait simplifier et harmoniser les procédures et les délais d’instruction des autorisations préalables délivrées aux commerces pour réduire l’avantage concurrentiel des centres commerciaux.

« Nous souhaitons également éviter que certains locaux commerciaux soient transformés en logements, en réservant par exemple un périmètre de préservation du rez-de-chausée, explique Christophe Baraston. La modification d’affectation conduit en effet à une rupture de la continuité commerciale et dissuade la clientèle d’aller faire ses achats dans ces quartiers où il ne subsiste que quelques commerces. » D’autres mesures pourraient viser la fiscalité, l’adoption de structures de pilotage et d’animation du centre-ville, ou encore l’obligation pour les communes d’utiliser l’ensemble des outils légaux, sous réserve de pénalités.

Réunies dans un livre vert, ces propositions seront remises au Sénat après le congrès.

 

Martine Courgnaud – Del Ry

 

 Le manager a un rôle très large

Près de cinq cents personnes travaillent aujourd’hui au développement commercial des centres-villes, mais la moitié seulement sont des « managers de centre-ville ». Les autres ont des titres divers (chargés de mission, animateurs de centre-ville…), et sont essentiellement chargés de l’animation commerciale et de la pérennisation des unions commerciales. Initialement créée au Canada, la fonction de manager va au-delà : urbanisme commercial, stationnement, baux commerciaux, signalétique, droit de préemption, accessibilité…

 

À noter : 3e Congrès National du Club des Managers de Centre-Ville et de Territoire, mercredi 21 juin 2017

 

Posté le par Martine Courgnaud - Del Ry

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