Élus et professionnels appellent à un plan de relance des transports du quotidien

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Des associations professionnelles et d’élus ont indiqué vendredi 10 juillet 2020 avoir écrit à Jean Castex pour que le gouvernement mette en œuvre « un grand plan de relance au bénéfice des transports du quotidien », dont les finances ont été mises à mal par la crise du coronavirus.

« Les ressources, fiscales et commerciales, des transports publics ont été gravement impactées par la crise sanitaire », écrivent-t-elles dans un courrier adressé mardi 7 juillet 2020 au Premier ministre.

« Aujourd’hui, ce sont presque 5 milliards d’euros (et autant pour la filière ferroviaire) qui vont manquer au financement des transports du quotidien, soit 18,5 % des 27 milliards d’euros annuels consacrés par les collectivités au financement des transports du quotidien », avancent-elles. Elles estimaient fin mai 2020 ce trou financier à 4 milliards d’euros.

La lettre est signée du Groupement des autorités organisatrices de transport (Gart) – qui regroupe des élus locaux -, Régions de France, la Fédération nationale des transports de voyageurs (FNTV), l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP) – l’association des opérateurs -, le think-tank TDIE regroupant des acteurs des différents modes de transports et la Fnaut (usagers des transports).

Les signataires insistent sur la nécessité d’un « véritable engagement du gouvernement au service de la relance de leur secteur », arguant qu’il représente 400 000 emplois directs et indirects et apporte un « service indispensable aux Français ».

« Cela est d’autant plus important qu’en cohérence avec sa politique du Green deal, la Commission européenne est favorable à un soutien de notre secteur. Il ne serait dès lors pas compréhensible que les transports publics ne figurent pas dans le plan de relance de la France, ce qui compromettrait en outre la possibilité pour notre secteur de bénéficier de fonds européens », ajoutent-ils.

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a indiqué jeudi 9 juillet 2020 que le gouvernement préparait « un grand plan de relance pour le ferroviaire » et que « l’État ne laissera pas tomber tous ceux qui font du transport en commun ».

La veille, Île-de-France Mobilités (IDFM) avait décidé de ne plus payer la RATP et la SNCF qui font circuler trains, métros, trams et bus dans la région jusqu’à ce que l’État compense les pertes de recettes dues à la crise du coronavirus, qu’elle estime à 2,6 milliards d’euros.

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