Les maires ruraux très attachés au développement du très haut débit

Administration

Une enquête réalisée par l’AMRF et RuraliTIC dévoile les nombreuses attentes de ses adhérents concernant le très haut débit.

« Près de 95 % de l’échantillon considère que l’arrivée du très haut débit dans leur commune doit être possible au plus tard dans cinq ans » annonce le communiqué de l’Association des maires ruraux de France. Problème : les objectifs de l’État, principale force d’impulsion, sont de couvrir l’intégralité du territoire d’ici… 2025. L’enquête de l’AMRF fait ainsi écho au rapport parlementaire alarmiste remis en juillet, mettant en relief le décalage entre les attentes des collectivités rurales et les moyens mis en place par l’État.

L’AMRF confirme ainsi les fortes préoccupations des communes rurales, « le succès de cette enquête traduit une réelle préoccupation face à l’accès au numérique partout en France. Il témoigne de l’attention portée à cette question par les maires ruraux, et ce, quelle que soit la taille de la commune », poursuit le communiqué reprenant certains résultats de l’étude, dont l’intégralité doit être publiée le 31 aout.

Parmi les opinions les plus partagés par les élus, la « nécessité d’un effort national de l’État », espéré par 62 % des 2 000 répondants, et des opérateurs privés (72 %), pour endiguer le fossé numérique. Le très haut débit apparaît comme l’investissement prioritaire souhaité, « respectivement devant l’école, le réseau routier, la téléphonie mobile et la construction de maison médicale ».

L’AMRF note toutefois des impatiences variées selon le profil des élus. Les élues sont ainsi 70 % à souhaiter l’arrivée du très haut débit au plus vite, contre 62 % des élus. De même, les maires des plus petites villes (1 000 à 2 500 habitants) sont 40 % à juger l’arrivée du THD nécessaire dans les 5 ans, contre 30 % pour le reste des maires interrogés.

Dans l’ensemble, un maire sur deux est prêt à faire des efforts financiers pour participer à l’aménagement numérique de sa commune. Les perspectives de développement économiques représentent le principal intérêt des maires pour le THD. « Parmi les différents services indispensables que le numérique peut contribuer à maintenir ou à développer, l’implantation d’activités économiques et l’emploi arrivent en tête du classement ».

Comparant le THD au téléphone ou à l’électricité à une autre époque, l’AMRF invite donc l’État, les opérateurs et les collectivités à mettre la main à la pâte. « L’Association des maires ruraux de France souhaiterait que soit accéléré le calendrier de couverture de territoire en très haut débit et lance un appel pour que les fonds d’intervention soient abondés en lien avec cette urgence. L’Association en appelle au sens des responsabilités de l’État, des opérateurs privés et des collectivités pour qu’après avoir pris conscience de l’enjeu, ces différents acteurs avancent conjointement pour les 20 millions de français qui vivent dans les communes rurales ».

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