Le nouveau découpage atténue les disparités entre régions

Administration

En créant des ensembles territoriaux plus vastes, le regroupement des régions, prévu en janvier 2016, réduit leurs disparités démographiques et économiques.

Cet article fait partie du dossier :

Administration RÉFORME TERRITORIALE : LA TECTONIQUE DES CARTES Voir le dossier

En augmentant la taille des régions, le futur découpage (cf. encadré) modifie leurs caractéristiques démographiques et économiques, et atténue de fait les différences entre les nouvelles régions. C’est ce qu’explique l’Insee dans un panorama des nouvelles régions*, étudié sur la base des statistiques disponibles. Comparées aux régions européennes, les nouvelles régions françaises atteindront désormais des niveaux de population importants : aucune ne comportera moins de deux millions d’habitants.

L’Île-de-France (11,9 millions en 2011) et Rhône-Alpes-Auvergne (7,6 millions) sont les deux plus importantes nouvelles entités territoriales. Viennent ensuite cinq régions de taille intermédiaire, entre cinq et six millions d’habitants, et cinq autres de deux à quatre millions d’habitants. Enfin, la Corse regroupait 314 000 habitants en 2011.

Des régions denses fusionnent avec d’autres qui le sont moins : Nord-Pas-de-Calais avec Picardie ou Alsace avec Champagne-Ardenne et Lorraine, par exemple. Ces nouvelles régions présentent aussi une croissance démographique naturelle plus élevée que les autres régions. Pour l’Aquitaine Limousin Poitou-Charentes et le Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, la variation de la population résulte principalement d’un effet d’attractivité par rapport migratoire, comme les régions actuelles qui les composent.

Les régions aux populations les plus âgées fusionnent avec des régions plus jeunes : Limousin, Poitou-Charentes et Aquitaine, ou Auvergne et Rhône-Alpes.

Sur le plan économique, les six plus grandes régions, hormis l’Île-de-France, représentent près de la moitié du PIB national. Si, jusqu’à présent, seules Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur avaient un poids économique relativement important, ce sera désormais le cas de plusieurs autres régions. Par ailleurs, les régions au PIB par habitant supérieur à la moyenne seront regroupées avec d’autres où il est inférieur : Rhône-Alpes Auvergne, par exemple. D’où un resserrement du PIB par habitant des nouvelles régions.

 

Marie Gasnier

 

 

* Source : « Panorama des nouvelles régions françaises », Insee, édition 2015

 

Le 1er janvier 2016, les régions métropolitaines passeront de vingt-deux à treize. Sept seront issues d’un regroupement de régions actuelles : Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, Auvergne Rhône-Alpes, Normandie (Basse-Normandie et Haute-Normandie), Bourgogne Franche-Comté, Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, et Nord – Pas-de-Calais Picardie. Six régions ne changent pas : Bretagne, Centre-Val de Loire, Corse, Île-de-France, Pays de la Loire, Provence – Alpes – Côte d’Azur.

Posté le par

Recommander cet article

Réagissez à cet article sur le forum