Pourquoi et comment évaluer un plan climat énergie territorial ?

Développement durable

Démarche ponctuelle, l’évaluation d’un PCET améliore l’efficacité des actions qu’il prévoit. L’Ademe fournit une méthodologie détaillée pour accompagner les collectivités dans cette évaluation.

Les plans climat énergie territoriaux (PCET) doivent s’accompagner d’un dispositif de suivi et d’évaluation. L’évaluation permet d’inscrire le plan dans une démarche d’amélioration continue des actions : recommandations opérationnelles liées aux points forts et aux marges de progrès identifiées, révision des priorités de départ, amélioration de l’allocation de ressources. Évaluer le PCET n’empiète pas sur le travail des élus, qu’il accompagne et renforce, explique l’Ademe dans un guide méthodologique*. Cela les aide à mieux connaître les résultats de leur politique et à rendre leurs actions plus efficaces à long terme.

Trois moments sont propices à l’évaluation : lors de la conception du plan ou du programme pour vérifier son adéquation aux enjeux, à la mi-parcours et après la fin du plan (« ex-post »). Elle aide la collectivité à vérifier que les évolutions sont bel et bien dues à son PCET. Ponctuelle, elle doit compléter le système de suivi des actions qui, lui, se déroule tout au long de la mise en œuvre du plan.

Le guide fournit une aide sur la procédure à suivre durant ces trois stades du cycle, avec, chaque fois, des conseils : pourquoi et comment évaluer maintenant, et les points-clefs à retenir.

L’évaluation doit être prévue dès le démarrage du PCET, afin de réfléchir à la stratégie et aux objectifs. Il convient de la structurer autour de quelques questions : pertinence, cohérence, efficacité, efficience et utilité. Par ailleurs, élus, décideurs et agents, partenaires publics et privés, société civile, experts, habitants… doivent contribuer à l’analyse des données et à la formulation de l’avis évaluatif.

Une instance de pilotage, interne ou externe, doit conduire et suivre l’évaluation, avec l’aide de moyens humains et techniques adaptés. Elle devra notamment collecter des informations auprès des bénéficiaires des actions, que sont les collectivités, associations, opérateurs de transports, usagers, citoyens… pour confronter leurs points de vue. La collectivité doit adapter et croiser les méthodes et les outils d’évaluation en fonction des objectifs et des moyens dont elle dispose.

L’appréciation finale doit être assortie de recommandations, à travers le « jugement évaluatif », qui repose sur une démarche progressive en quatre étapes : structuration des objectifs, observation ou collecte, analyse des informations, recommandations.

 

Marie Gasnier

 

* Source : « Pourquoi et comment évaluer mon PCET ? », Guide technique, méthodologique, Ademe

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